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4 mars 2005 | Imprimer cette page

Lutte contre la drogue : progrès au Togo

par Kouma Laurent Dekalikan

L’Afrique reste le maillon faible de la lutte internationale contre la drogue, la plupart des pays du continent ne disposant que de moyens limités pour combattre les trafics, estime l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) dans son rapport 2004 publié mercredi à Vienne.

"La plupart des pays africains ne disposent pas de cadre législatif adapté, pas plus que des mécanismes administratifs nécessaires au contrôle" des drogues qui représentent "un problème de plus en plus sérieux" à l’échelle du continent, déplore le rapport.

Alors que le cannabis demeure une "préoccupation majeure" dans toute l’Afrique et en particulier au Maroc, premier producteur mondial (47.000 tonnes par an), le trafic et l’abus de cocaïne, d’héroïne et de stimulants de type amphétamine sont en hausse dans de nombreux pays, s’alarme l’OICS.

Certains d’entre eux sont en outre en proie à une augmentation de la consommation de drogue par injection, ce qui "risque d’exacerber le grave problème que connaît le continent en matière d’infection par le VIH/sida", note-t-il.

Parallèlement, l’"abus de substances psychotropes détournées des circuits licites (médicaments) est facilité par l’absence de mesures de contrôles appropriées dans la plupart des pays africains", relève l’OICS.

Malgré une multiplication des saisies en 2004, notamment en Afrique de l’Ouest, l’OICS "engage les gouvernements africains à accorder un rang de priorité plus élevé à la lutte contre la drogue" et "demande à la communauté internationale de fournir une assistance et un appui appropriés".

L’an passé, un renforcement de la répression et de la coopération internationale avait permis plusieurs saisies de cocaïne sans précédent en Afrique : 600 kg au Ghana, 450 kg au large du Togo, 200 kg au Cap-Vert et 140 kg au Bénin, selon l’OICS.