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28 février 2005 | Imprimer cette page

Le haut-débit mobile complète sa panoplie

par Daouda Hamadou

Évolutions respectives du GPRS et de la 3G, l’Edge et le HSDPA augmentent les débits transmis au travers des réseaux cellulaires.

Le GPRS commence à faire son trou. L’ UMTS ses premiers pas. Mais, lors du salon 3GSM de Cannes, opérateurs et constructeurs s’escrimaient déjà à ringardiser les deux technologies en présentant leurs grands frères, l’Edge (pour le GPRS) et le HSDPA (pour l’UMTS).

Depuis plus de quatre ans, le premier, acronyme de Enhanced Data GSM Environment, est un peu le serpent de mer du haut-débit mobile. Portant la capacité de transmission du GPRS à un débit théorique maximum d’environ 250 Kb/s, l’Edge offre un débit finalement proche de la 3G actuelle - qui plafonne à 384 Kb/s.

Là où on attendait Bouygues Telecom, qui se refuse à évoquer ses déploiements en cours, c’est finalement Orange qui, le premier, devrait proposer des offres commerciales Edge en France d’ici à la fin de l’année.

« Les coûts de déploiement par rapport à l’UMTS sont divisés par un facteur supérieur à 10. Mais l’évolution de notre réseau GPRS vers l’Edge nécessite une forte mobilisation des équipes techniques », indique Bruno Dachary, directeur du lancement commercial 3G grand public chez Orange France. L’opérateur devrait avoir achevé le déploiement de l’Edge à l’été 2005 et assurer une couverture en haut-débit mobile de 85 % de la population en fin d’année au travers du couple Edge-UMTS.

Pour leur part, les terminaux ne devraient pas être disponibles avant la fin d’année. Orange table sur un prix inférieur à ceux des terminaux 3G actuels. « On pourrait se situer aux alentours de 70 euros pour les terminaux d’entrée de gamme, en tenant compte des promotions de Noël », estime un porte-parole de l’entreprise. À Cannes, il était possible de découvrir les modèles Edge GPRS de Samsung (P710), de Motorola (V635) ou encore de Nokia (7280 ou 7260). L’équipementier finlandais annonce également un modèle Edge UMTS, le 6680.

Des tests HSDPA dès cette année en France

L’UMTS première génération est tout juste déployée dans quelques grandes agglomérations de France qu’arrive déjà le futur de la 3G, sous la forme de l’évolution HSDPA (High Speed Downlink Packet Access). Les deux premières versions de ce standard proposent un débit partagé à 1,5 ou 3,6 Mb/s, soit une multiplication par dix de la vitesse théorique de l’UMTS. « C’est l’équivalent du DSL sur les réseaux fixes », résume Marc Rouanne, directeur exécutif d’Alcatel Mobile Communications. Orange a annoncé qu’il mènerait des tests en 2005 en France, en proposant sans doute à des entreprises clientes d’expérimenter le transfert par cartes PC HSDPA.

Bouygues Telecom, lui, devrait sauter la première phase de la 3G pour déployer directement des accès radio HSDPA. Sur la Croisette, tous les grands fournisseurs d’infrastructures 3G (Motorola, Alcatel ou Nortel en tête), rivalisent de présentations HSDPA sur écran ou de démonstrations live.

Tous se vantent aussi de ne plus livrer que des baies UMTS déjà dotées des fonctions HSDPA, qu’il suffira ensuite d’activer par une simple mise à jour logicielle. « Les réseaux évolueront vers HSDPA dès le deuxième semestre 2005, affirme Mikael Bäck, vice-président des réseaux radio WCDMA chez Ericsson. Début 2006, le HSDPA devrait être introduit dans les téléphones évolués, tandis qu’apparaîtront au même moment les cartes PC 3G de deuxième génération. Nous sommes également confiants dans le fait que le HSDPA sera intégré directement dans les ordinateurs portables en 2007. »

En attendant, Alcatel a présenté, dans le cadre de sa démonstration, un prototype de téléphone HSDPA réalisé par Qualcomm. Sony Ericsson avance de son côté une disponibilité en volume de terminaux HSDPA pour le premier semestre 2006.