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23 janvier 2005 | Imprimer cette page

Les journalistes togolais veulent révolutionner la profession ....par kouma Laurent DEKALIKAN

par Kouma Laurent Dekalikan

Une vingtaine de journalistes togolais ont achevé, la semaine dernière à Lomé, une formation sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et le journalisme. Comprenez l’exploitation de l’informatique et du tout numérique pour diffuser leurs journaux sur le Web. Une petite révolution dans le monde de la presse.

Encadrés par des experts en NTIC, ces professionnels des médias ont appris à utiliser des logiciels libres dans le cadre du développement des applications des outils de l’internet, à créer et numériser le son et à mettre en ligne une publication. Ils ont chacun créé un site pour leur organe de presse. Ils ont souhaité suivre des formations plus approfondies afin de créer et
de gérer une page web pour leur publication ou leur station de radio.
L’objectif des journalistes togolais est de révolutionner la profession en utilisant tous les outils à la pointe de la technologie.
Ce stage a été organisé par la Maison du Journalisme (un centre de documentation, de formation et de perfectionnement des journalistes), avec l’appui de l’UNESCO.

Au Togo, constate-t-on, les NTIC ne sont pas suffisamment utilisées dans la confection des journaux et dans la réalisation des émissions.
Cette formation constitue, selon le directeur de la Maison du Journalisme, Honoré Yaovi Blao, un moyen d’intéresser et d’inciter les journalistes à utiliser les NTIC pour une nouvelle
approche du journalisme au Togo.

Le recours au Web est indispensable si l’on veut assurer le développement de la presse au Togo. Cependant, de nombreux obstacles demeurent. Le parc d’ordinateurs est encore faible et le raccordement au réseau Internet très limité. Seuls quelques privilégiés ont une connexion à domicile ou à leur bureau. Mais à voir les foules qui se pressent, jour et nuit, dans les cybercafés de la capitale et d’autre villes, on s’aperçoit qu’Internet à déjà largement séduit les Togolais.
Enfin, si les journaux veulent développer leur diffusion via leur Web, il leur faudra également trouver un modèle économique. L’époque de l’accès gratuit aux journaux en ligne est révolu. Les éditeurs cherchent des lecteurs, certes, mais aussi des revenus permettant de payer les journalistes et les frais de production des éditions " papier ".