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7 janvier 2005 | Imprimer cette page

LA CYBER-DELINQUANCE NIGERIANE EN BOOM AU TOGO....par Kouma Laurent DEKALIKAN

par Kouma Laurent Dekalikan

Il existe un groupe d’escrocs actifs à l’échelle internationale via l’internet, On le reconnaît au travers des nombreux nigerians qui se sont installés à Lomé ces dernières années et se donnent pour mission de jouer à l’ escroquerie, via Internet.Ailleurs, ils sont identifiés sous le label ’’Nigeria Connections". Ils inondent l’étranger avec des Emails faisant miroiter des gains faciles. Ils utilisent des messageries gratuites (comme Yahoo ou MSN) et envoient les courriers électroniques depuis d’anonymes cybercafés de la capitale. Ils possèdent des téléphones portables à unités. Pour la sûreté togolaise, c’est un vrai problème d’autant que les malfrats se présentent souvent comme responsables de banques togolaises. Cette "Nigeria Connections" est très active au Togo où la police a déjà procédé à de nombreuses arrestations .Ces coups de filet ont été opérés récemment mais coincer ces bandits virtuels n’est pas si facile.
Ces escrocs du Web savent surfer sur les nouvelles technologies et sont très mobiles.

la "Nigeria Connections" fait circuler sur Internet des lettres signées de diverses prétendues personnalités africaines : une "Mariam Abacha, veuve de feu le dirigeant nigérian Sani Abacha", un "Claudio Kabila, second fils de feu le président du RDCongo Laurent Kabila", proposent ainsi de faire sortir du pays des sommes faramineuses dormant sur des comptes oubliés, moyennant un pourcentage.
Si l’internaute mord à l’hameçon, il lui est alors proposé de virer de "modiques sommes", de l’ordre de quelques milliers d’euros, destinées à couvrir de menus frais de transfert. "Les clients les plus crédules peuvent être exploités par divers groupes, la plupart du temps Nigérians, d’une cellule à l’autre, d’un pays à l’autre, pendant des années".
Les togolais doivent comprendre et dénoncer ces pratiques en cours dans leurs cybercafés car si la source est togolaise, cela porte atteinte à notre image. Ces hommes sont faciles à identifier car ce sont eux les gros clients des cyber, qui payent des centaines d’heures immédiatement et ils y viennent souvent par groupe de deux trois ou quatre.
Les forces de police ont lancé une vaste opération contre cette cyber-déliquance nigériane en plein boom au Togo.

Nous mettons en garde les lecteurs contre des emails frauduleux.