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9 décembre 2004 | Imprimer cette page

La prostitution enfantine un fléau à combattre....par Kouma Laurent DEKALIKAN

par Kouma Laurent Dekalikan

La pauvreté, l’ éclatement de la cellule familiale, la maltraitance au sein de la famille, la démission de l’école, l’absence de repères éducatifs sexuels et d’autres encore sont des facteurs déterminants qui poussent les enfants à s’engouffrer dans le monde de la prostitution.
Elles sont nombreuses ces enfants venus des milieux ruraux à la recherche d’un bien être social dans les villes.
Ce problème tend à se généraliser dans plusieurs pays dont le Togo. Son ampleur exige que des mesures doivent être prises pour freiner son expansion. Au Togo, la détérioration du tissu social a largement accru l’exploitation des enfants dont les abus sexuels faits sur eux. Le nombre d’enfants vivant dans les rues va croissant, particulièrement dans les grandes villes. Les employés de maisons et les domestiques sont souvent exploités économiquement et nombreux sont ceux qui viennent échouer dans les rues pour se livrer à la prostitution pour pouvoir échapper à ces formes de traitement . Dans certains milieux, les enfants employés dans des maisons font l’objet d’abus sexuels
Certaines filles qui se livrent à la prostitution dissimulent leur identité pour aux humiliations et à la stigmatisation liées à ce commerce de sexe. Dans la journée, elles travaillent comme des serveuses dans les bars, comme couturières , coiffeuses ou petites revendeuses ou encore employées dans les hôtels. La nuit, en secret, elles se prostituent. Les films pornographiques projetés par vidéo dans les coins de quartiers sont aussi des facteurs négatifs d’excitation qui drainent les enfants depuis les intentions jusqu’aux actes réels.
Certaines considérations culturelles soumettent les jeunes filles en milieux ruraux à des servitudes en couvent et elles sont contre leur gré soumises aux abus sexuels. D’autres sont encore réduisent en esclaves auprès des féticheurs pour expier un péché commis par un membre de leur famille. Elles portent souvent des enfants de ces féticheurs et viennent faire des portefaix en ville pour trouver des moyens financiers pour se soustraire de cette pratique et faute d’atteindre leur objectif, se livrent à la prostitution pour arrondir les fins de journée ou de semaine.
La situation devient plus compliquée pour ces travailleurs de sexe amateurs avec le problème du sida.
En ces précieux moments où nous célébrons la journée mondiale de lutte contre le sida du 1er Décembre, nous lançons un appel à tout le monde afin que ce groupe de population soit sensibilisé aux risques de maladies sexuellement transmissibles dont le sida auxquelles ils s’exposent.
Le travail à abattre est assez considérable pour les associations et ong qui sont impliquées dans la recherche du bien être social des enfants surtout de la jeune fille. Faisons donc encore plus d’efforts pour que leur situation s’améliore et qu’ils prennent conscience du grand danger qui nous attend tous s’ ils persistent dans de telles pratiques.