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30 novembre 2004 | Imprimer cette page

SOS FESTHEF ( Festival de Théâtre de la Fraternité)...par Kouma Laurent DEKALIKAN

par Kouma Laurent Dekalikan

Assahoun, petite bourgade célèbre du Togo située, à environ 60 km à l’Est de Lomé, est en passe d’être mondialement connue. Elle est le lieu d’un rendez-vous culturel depuis quelques années. Du Togo, d’Afrique et ces derniers temps d’Europe et du continent américain se retrouvent des femmes et des hommes de théâtre. Ils viennent participer au Festival de Théâtre de la Fraternité (FESTHEF) qui connaît chaque année des fortunes diverses.
Lorsqu’en 1994, un groupe de jeunes avaient décidé d’unir leurs énergies pour créer un festival de théâtre à Assahoun, nul ne soupçonnait à l’époque que ce premier rendez-vous, dans une minuscule bourgade, de trois troupes théâtrales à peine d’amateurs allait susciter tant d’engouement un peu partout. Mais, aujourd’hui, c’est chose faite. Le FESTHEF est connu et à chaque rendez-vous de nouvelles têtes viennent visiter le site, vivre le théâtre.
Mais, au-delà de tout ce qu’on peut voir ou dire, une grande réflexion s’impose pour la pérennité du FESTHEF lui-même.
Ce n’est plus un secret. Le FESTHEF est riche. Sa richesse réside dans la variété et la qualité des groupes et des spectacles qu’il propose à chaque édition. Elle réside aussi dans les innovations que l’on y rencontre.
Il est vrai que spontané est très apprécié dans nos milieux. Question de culture, Mais, à voir de très près, on gagnerait à être plus organisé.
On a un organigramme de commandement, mais dans la pratique, il se fond ou se confond à quelques têtes ou à une seule tête. La tête du premier responsable ou de quelques proches. Parce qu’au départ, on a l’impression, à écouter les unes et les autres, qu’il existe une solide organisation, bien structurée et décentralisée dans laquelle chaque membre joue sa partition. Mais, au finish, on remarque avec désolation, que pour toute initiative à prendre, pour toute décision, nos membres de l’organisation recherchent le premier responsable avant d’agir.
Aujourd’hui, pour tous les amoureux de la chose culturelle, la question de l’avenir du FESTHEF est une préoccupation.
La crise économique du Togo en est pour quelque chose. Le sponsoring fait actuellement défaut. Faut-il chercher des capitaux étrangers pour organiser la fête du théâtre au Togo ? Une option que certains n’hésitent pas à conseiller. Mais, pour d’autres, où réside le nationalisme togolais si des citoyens togolais ne peuvent pas se saigner pour apporter leurs contributions, si modestes soient celles à la tenue de ce rendez-vous ? Pour d’autres encore, il aurait été intéressant, comme pour certaines manifestations culturelles nationales ou d’ailleurs, que l’on eût mis sur pied un comité permanent d’organisation. Celui-ci aurait pour tâche, sitôt une édition finie, de lancer les demandes de sponsoring pour l’édition suivante
Après 2002le festival somnolent et d’autre l’on déjà estimé mort car il n’y a eu plus d’édition
Pour finir, nous pensons qu’il revient à tous les amoureux de la chose culturelle de sauver le FESTHEF. Ce rendez-vous est trop beau, trop riche et trop connu pour mourir. N’est-ce pas ? Aidez-nous à le ressusciter

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