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20 novembre 2004 | Imprimer cette page

OPERATION LOME VILLE PROPRE:INITIATIVE DES ASSO ET ONG

par Kouma Laurent Dekalikan

Depuis qu’un désordre socio politico économique s’est installé Lomé,au lendemain de la grève illimitée de novembre1993, notre capitale a perdu sa réputation de "LOME LA BELLE"
Les services de la voirie dirigés par la minicipalité se sont vite dérobés de l’un de leurs objectifs : assurer la propreté de Lomé par la collecte des ordures ménagères sur les dépôtoirs intermédiaires constitués par des citernes déposées dans les quartiers, ensuite les jeter hors de la ville.
Pour des raisons que nous ne sommes pas en mesure d’évoquer ici,plusieurs groupes crées çà et là par les barons de la municipalité se sont déployés dans les rues pour balayer , sans aucun autre souci d’assurer la collecte des ordures dans les ménages. Voici donc une forme de privatisation des services de la voirie souvent au profit des initiateurs eux - mêmes.
Ne sachant point comment se débarrasser de ces ordures ou pour simple désobéissance civique, les populations font des rues , des places publiques, des lieux non utilisés, de véritables dépôtoirs d’ordures ménagères. A chaque 200 ou 300 mètres dans les rues et sur ces lieux indiqués, l’on pouvait apercevoir des montagnes d’ordures souvent dans des sacs en plastic (nommés Madame Shagari) et pire encore c’est que certains contiennent des matières fécales humaines.
Après quelques 2 ou 3 pluies, la ville ne dégageait que des odeurs insupportables, avec des signes d’apparition du choléra avec alors cette saison des pluies et des mangues.Des milliards de mouches envahissent ces dépôtoirs pour atteindre les maissons et les revendeuses de denrées alimentaires situées aux abords des rues.
Aussitôt, des initiatives ont commencé par pousser sous la bénédiction de la mission française de coopération. Des charettes ont vu jour. Des contacts préalables sont établis avec les ménages et ces fournisseurs de service que sont ces voiturettes de ramassage . Un montant mensuel de 1.000 à 1.500 Fcfa par mois pour servic rendu durant tout le mois. Des jeunes recrutés poussent les charettes et font le porte à porte pour ramasser les ordures et les jeter sur les dépotoirs intermédiaires choisis un peu hors des domaines d’habitation pour des raisons d’hygiène et de protection de l’environnement. Des camions de la voirie viennent alors assurer l’enlèvement en ces points intermédiaires pour des lieux très éloignés où les ordures sont incinérés ou enterrés. En un ou deux ans , des dizaines d’association de protection de l’environnement ont vu jour afin de rendre service aux populations. Plus d’un double avantages s’offre : la création d’emploi pour les jeunes, la propreté de la ville et des fonds pour réaliser d’autres activités sociales.
au regard des ces efforts fournis et des manques de moyens pour elles de se déployer suffisamment, nous lançons un appel aux associations des pays du nord et aux pouvoirs publics à venir en aide à ces jeunes porteurs d’initiatives en leur fournissant des gants, des bottes, des protège nez, des pèles et autres formes d’aide afin que par leur service , Lomé retrouve ses lettres de noblesse de ville propre perdues il y a de cela plus d’une décennie et aux populations d’éviter d’introduire dans des paniers de collecte des sacs aux contenus suspects . Leur propre santé en dépend.

Kouma Laurent DEKALIKAN