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16 octobre 2004 | Imprimer cette page

Madagascar : Les NTIC à l’honneur au Sénat

Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Télécommunication à l’honneur au Sénat
14-10-2004 / 09:22

Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Télécommunication (NTic) ont été à l’honneur cette semaine au sénat. Les Sénateurs ont été mis au parfum des dernières avancées en matière de Tic. Une séance plénière d’information sur ce sujet a eu lieu hier dans la matinée à Analamahitsy. Une équipe pluridisciplinaire du Ministère des Postes, des Télécommunications et de la Communication, avec à sa tête le directeur général des Tic Olivier Robinson, s’est pliée au désir d’explications et d’éclaircissements de la Chambre Haute.

Lors d’une séance-marathon, où près de 85 membres du Sénat ont répondu présents, les quatorze raisons d’être de la nécessité des Tic à Madagascar ont été décortiquées. Des Tic qui font gagner du temps aux Tic créant la cohésion et l’unité les Tics ont suscité questions et discussions au sein des sénateurs.

Les Tic ont été ainsi expliquées comme étant à la fois une méthode de travail et un moyen de travail. Comme méthode de travail dans la mesure où elles englobent toutes les activités de la vie. On a besoin des Tic pour s’informer, pour communiquer mais aussi pour acquérir des connaissances. D’où ce besoin pressant d’installer le réseau des "fibres optiques", plus performant et plus fiable que le réseau sattelitaire.

Désenclaver le pays

Mais un autre intérêt du Tic est l’accélération du désenclavement des régions périphériques par rapport aux chefs-lieux. Le D.G. des Tic n’a pas hésité ! à le comparer au système sanguin qui irrigue le corps humain à partir des principaux organes vers les extrêmités du corps.

Son installation ne dépend plus ainsi que d’une volonté de l’Etat d’aller de l’avant car les capacités techniques existent et sont là. Il nous faut alors sortir de l’âge de pierre des technologies pour entrer de plein pied dans l’ère de l’information omniprésente par Internet, TV, radio... Une nécessité reconnue d’ailleurs par le Sommet mondial de la société d’information (SMSI) depuis 1998. Sinon Madagascar risque l’exclusion de la scène mondiale puisque les décennies futures seront celles de la cyber-communication.

Le CAES comme point d’appui

Dans cette optique Madagascar dispose d’atouts précieux. Le premier est l’existence du Comité d’appui en E-stratégies ou CAES. Le CAES qui est un organe multipartite et multidisciplinaire interne au sein du MTPC. Il est ouvert à tous avec l’appui du PNUD et est membre de l’Union interna ! tionale des télécommunications (UIT). Le PNUD, qui, par ailleurs, constate que dans tous les pays qui appliquent les Tic, il suffit de 2,4 à 4% du budget pour réussir le pari des Tic. D’ailleurs, les techniciens locaux estiment aux environs des 7 milliards de nos francs le coût de son déploiement à Madagascar, et 60 milliards de Fmg le coût d’équipements pour trois ans.

Il reste alors à statuer l’environnement juridique et réglementaire des Tic à Madagascar. Ce, afin de concrétiser le plan triennal 2005-2007 à trois niveaux (national, régional et communal) comportant la mise en place de l’Agence centrale chargée de l’initiative E-Gouvernance et de l’intranet nstitutionnel. Cette mise en place est un préalable à l’interconnexion de toutes les institutions centrales et l’installetion des grands serveurs de base de données de l’Etat.

Bref, il faut utiliser toutes les techniques pour sortir de l’enclavement technologique du pays. Ce qui explique la recherche de ! financement pour l’installation du backbone national. Ce qui justifie aussi le redéploiement de Telma vers 40 fivondronana d’ici deux ans selon le cahier des charges de sa privatisation. Et les liaisons téléphoniques d’antan sera automatiquement rétabli selon le désir des sénateurs. On attend l’adoption de la loi sur la Télécommunication qui sera sur les tables du Sénat dès le 10 novembre et à l’Assemblée dès cette semaine.

Didier Ramanoelina

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