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6 février 2004 | Imprimer cette page

La contribution des NTIC dans le développement de la filière karité [11 Août 2003]

par ATJI. Abdouramane

La salle Antoine-Nanga de la Maison du retraité a servi de cadre le jeudi dernier, à la restitution d’un travail de recherche sur la contribution des NTIC au développement de la filière karité. La recherche a été menée par M. Tidiane Ouédraogo, étudiant en Master dans le domaine de l’agriculture aux Pays-Bas.
Pour aboutir aux conclusions de cette étude préliminaire, l’étudiant a essayé de mener ses investigations dans les deux secteurs d’activité concernés par sa recherche : le domaine de la filière karité et celui des Nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Pour ce faire, il a passé en revue les canaux traditionnels d’information et de communication en identifiant leurs insuffisances, caractérisées par la déformation volontaire ou involontaire de l’information, le déplacement physique de l’acteur souvent inutile, parce que coûteux, fatiguant et risquant, les pertes de temps et d’argent partant, d’énergie, le transfert des connaissances inscrit strictement dans le cercle familiale mère/fille qui n’obéit pas toujours aux normes de qualité, le défaut de transmission des commissions par oubli, pertes ou négligence, la vétusté de l’information ainsi que les pertes d’opportunité.
Il a procédé ensuite à la classification des différents types d’acteurs dans le domaine des NTIC en faisant ressortir là aussi les succès et les échecs, ainsi que les contraintes liées à leurs utilisations. Avant de s’interroger sur leur utilité dans le développement de la filière karité.
Les NTIC, c’est bien mais au stade actuel de leur développement au Burkina caractérisé par de nombreuses insuffisances liées elles-mêmes à l’état d’avancement de notre pays en la matière peuvent-elles contribuer réellement et efficacement à ce développement ? Ces insuffisances sont entre autres, la non disponibilité de l’Internet chez tous les acteurs, le coût très élevé de la facture téléphonique qui n’est pas à la portée des acteurs, la non disponibilité de l’électricité et du téléphone dans les zones rurales, l’analphabétisme de nos populations qui ne sont pas pour la plupart préparées à l’utilisation de ces NTIC, la mauvaise organisation des acteurs de la filière qui ne favorise pas leur utilisation, notamment majoritaire dans sa production mais disposant de très peu de temps pour son utilisation etc. Cependant, les résultats de la recherche laissent percevoir quelques lueurs d’espoir dans l’utilisation des NTIC dans les actions de développement : Notamment à travers l’engagement du gouvernement inscrit dans le plan national d’information et de communication élaboré par la DELGI, la disponibilité des bailleurs de fonds à accompagner cette dynamique, l’appropriation du concept par le secteur privé, le projet d’électrification rurale à l’horizon 2005, la prise de conscience de la majorité des acteurs de la nécessité des NTIC pour le développement. Toutefois, les résultats suggèrent l’utilisation combinées des canaux traditionnels et des NTIC pour renforcer leur impact de développement. Et invite les acteurs à une concertation pour des actions intégrées et durables. Cependant, le débat reste ouvert et entier pour le chercheur : " Quelles actions concrètes mener pour que les NTIC contribuent au développement de la filière karité au Burkina Faso ? "

Source Sidwaya

Il y a à boire et à manger dans le karité
2Eme Bourse du karité (26 septembre 2003)

Il s’est tenue le 26 septembre 2003 à Bobo- Dioulasso la 2ème édition de la Bourse du karité, première dans la sous région, née de la volonté des acteurs de la filière karité afin de créer dans un cadre dynamique d’échanges commerciaux entre acheteurs et vendeurs ds produit de la matière première. Ce forum commercial, selon son organisateur ’’ est une progression lente mais sûre des acteurs de la Table filière karité vers une professionnalisation indispensable à un repositionnement des produits karité et leurs dérivés dans la jungle du commerce international qui ne laisse aucune place aux amateurs’’. Le karité du Burkina Faso s’est affirmé par ses qualités physiques et chimiques, meilleur de la sous région dans la chocolaterie et transige sur le marchémondial entre 50 000 et 60 000 tonnes contre 15 000 à 20 000 tonnes de beurre. Si les acteurs sont bien encadrés et suivis, le karité peut constituer la base de développement socio-économique et contribuer à l’équilibre de la balance commerciale du pays et surtout aider à lutter efficacement contre la pauvreté en général et contre la pauvreté rurale en particulier.
En terme de potentiel du Burkina est estimé à 850 000 tonnes d’amandes dont 10% seuls sont exploités. Il est principalement produit par les femmes, assure 80% des besoins des menages en milieu rural, 25% pour ceux des villes, il est le 3ème produit d’exportation.
Les actions en faveur de la filière karité :
· La caisse de stabilisation des prix des produits agricoles qui a contribué de 1964 à 1991 à la commercialisation du karité
· Le projet national karité
· Le projet filière karité sous la tutelle du ministère de l’agriculture
· Le projet karité sous la tutelle du ministère de l’action sociale appuyant les femmes groupées en association(formation, commercialisation, équipement , unités de transformation etc…) .
A la bourse du karité s’’’il ya à boire et manger’’ c’est au grand bonheur des opérateurs économiques et non aux producteurs immédiats sous informés des transactions des cette denrée si précieuse pour l’explorateur Mungo Park soigné, sur les rives du fleuve Niger, par les femmes de Ségou.

Sources : ATJI. Abdouramane