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20 octobre 2002 | Imprimer cette page

E-learning Conference Europe

par Franck Gaillard

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image 100 x 66Ces journées ont été marquées par l’intervention du Dr. Richard Straub.
Directeur des solutions e-learning d’IBM,
Président du groupe d’industriels "eLIG" pour "eLearning group",
Président fondateur du Career Space Consortium.

Adresse e-mail d’eLIG : secretariat@elig.org
Contacts : Thomas Bourke et Hannah Murray

Synthèse de son intervention :

1) L’objectif de cette conférence européenne est :
- de concourir à l’amélioration des technologies de l’e-learning,
- et d’accélerrer la croissance de l’e-learning en europe.

2) Le moyen d’atteindre cet objectif réside dans le dépassement de l’actuelle fragmentation de cette industrie.

3) Les causes de cette fragmentation sont :
- Les facteurs humains ne sont pas encore suffisamment pris en compte.
- Les travaux de la pédagogie et des sciences humaines ne sont pas réinvestis.
- Il n’y a pas de lien réel entre la pratique pédagogique et l’enthousiasme technologique.
- Les technologies sont contraignantes (bande passante limitée, programmation complexe, etc.).

4) Nous avons besoin de standards pour que le marché évolue.
- Ces standards doivent être définis avec la participation de la commission européenne.
- Ces standards comprennent ceux définis pour les certifications (diplômes, titres, etc.).

5) Le sommet européen 2001 sur l’e-learning avait débouché sur 10 recommandantions :
- 1) Offrir une connexion universelle pour tous et partout.
- Phase I : Connexion de toutes les écoles à internet (connexion physique, adresse électronique, URL).
- Phase II : Mise en réseau complète des écoles (LAN, WLAN).
- Phase III : Connexion à internet des enseignants et des étudiants depuis leur domicile ou connexion mobile.
- 2) Prendre part à l’élaboration de normes ouvertes d’e-learning et les adopter.
- 3) Centrer les recherches en matière d’e-learning sur la pédagogie, les contenus numériques et des interfaces et des équipements conviviaux.
- 4) Créer les conditions de l’entretien d’un marché commercial pour le développement de contenus d’e-learning.
- 5) Accroître les investissements dans la formation continue des professionnels de l’éducation. Améliorer leur statut. Les aider à développer une compréhension et une pédagogie de l’e-learning.
- 6) Développer des cadres de formation et d’évaluation flexibles afin de doter les individus des qualifications nécessaires pour prendre part à l’ère de l’information.
- 7) Etendre les communautés et les forums d’e-learning.
- 8) Promouvoir l’adoption de l’e-learning via des incitants financiers.
- 9) Solliciter des instruments financiers pour soutenir l’e-learning.
- 10) Explorer le potentiel des partenariats mixtes.

6) Le Dr. Richard Straub souhaite focaliser l’action d’eLIG sur :
- le développement des connexions,
- la définition de standards,
- le renforcement du marché du développement des contenus,
- la formation des e-tuteurs.

Deux questions furent posées au Docteur Straub :

Q°1 : Pourquoi [eLIG] ne contactez-vous pas les éditeurs de logiciels libres ?
La question a beaucoup embarassé le Dr Straub qui a projeté un voile de confusion en prétendant ne pas avoir compris la question (la conférence s’est déroulée en anglais ainsi que les questions... tous ne parlaient pas un anglais impeccable). Cependant, il conclue sa réponse en rappelant qu’il se place dans le contexte marchand et que son but est de développer le marché de l’e-learning ; et que l’absence de standards handicape ce développement.
Rq : Ce qui est une réponse "à côté" de la question... Le Dr Straub appartient à IBM qui aimerait sans doute imposer ses propres standards par la même occasion...
Alors même qu’il existe des solutions libres ("Ganesha" est un exemple de plateforme entièrement gratuite qui n’interdit pas le commerce des contenus).

Q°2 : Quel est votre modèle de société ?
La question irrite le Dr Straub qui finit par s’emporter en déclarant qu’il n’est pas de société sans marché : "Le monde ne fonctionne pas sans marché ! Je suis ici pour parler du marché !"
Il propose un accès payant aux services d’e-learning mais qui soit régulé par la compétition elle-même. Reste le problème de la propriété intellectuelle... A qui appartient le savoir ?
Rq : Dès lors que l’on commerce sur le savoir, il devient très difficile de savoir ce qui est libre de droit ou non.
Les défenseurs d’un internet libre prennent d’ailleurs souvent position contre un commerce du savoir au titre de solution au problème (la connaissance est, de ce point de vue, le patrimoine de l’humanité toute entière), mais comme le souligne le Dr Straub un tel modèle n’est pas reconnu comme viable.

image 150 x 91L’intervention du Dr Straub fut suivie de celle de M. Markku Markkula (Membre du parlement de Finlande)
Il a présenté les travaux conduits par son gouvernement dans le domaine de l’e-learning.

Synthèse de son intervention :

1) Constat initial (au début des travaux) :
- absence de compréhension de l’e-learning au sein de l’état,
- absence de vision et de stratégie pour son organisation,
- absence de préparation et de formation des enseignants.

2) Définition d’un objectif en conséquence : "Apprendre ensemble et partager la connaissance".

3) La stratégie nationale s’est transformée en une véritable économie basée sur la gestion du savoir.
(références : www.parliament.fi/FutureCommitee/, www.e.finland.fi, www.etampere.fi, www.solonline.org)

4) Les points clés de la stratégie finlandaise :
- concrétiser la stratégie,
- développer un système d’information national,
- croître en tant que société de l’information,
- opérer comme une société de l’information.
La Finlande joue le rôle de laboratoire de l’union européenne.
La connaissance est un droit fondamental de chaque individu.

5) La condition sine qua none de réussite du projet : faire émerger la passion d’apprendre.
- développer les compétences pour apprendre,
- former les enseignants,
- considérer la connaissance humaine comme un capital,
- ouvrir les environnements d’apprentissage.

6) Le projet consiste à faire percevoir la vie comme un apprentissage permanent.
"Construire une réelle connaissance partagée". La connaissance est un bien commun.

Pour plus d’infos : www.prometeus.org