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15 août 2015 | Imprimer cette page

Dix innovateurs sociaux numériques à suivre

par auriant-thauvin

De nombreuses innovations s’attaquant aux problèmes de société se sont développés en ligne. Jon Kingsbury et Peter Baeck sont des gloires montantes dans ce domaine.

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Bon nombre des innovations les plus passionnantes qui permettent aux gens de collaborer pour relever des défis sociaux, se développent en ligne. Photographie : Alamy

Qu’est-ce-que l’innovation socio-numérique ?

Internet joue un rôle toujours plus important dans notre façon de travailler, de jouer et nos relations avec les autres. Tel un résultat naturel découlant de cette constatation, bon nombre des innovations les plus passionnantes qui permettent aux gens de collaborer pour relever des défis sociaux, se développent en ligne. À Nesta, nous appelons cette activité « l’innovation socio-numérique » (ISN) and cela inclut un ensemble diversifié de services, d’entrepreneurs et d’organisations.

Toutefois, tandis que l’ISN existe depuis la naissance du Web (et, qu’en fait, ce concept adapte la philosophie originelle d’Internet au bien social), il y a peu de connaissances publiques sur ce à quoi ressemble une meilleure utilisation, la manière dont les réseaux d’innovateurs pourraient travailler ensemble dans le but de comprendre son impact potentiel, et quelles lois pourraient mieux aider à encourager un meilleur usage d’Internet pour le bien commun.

Nous menons actuellement un grand projet de recherche financé par la Commission Européenne pour savoir de quelle manière nous pouvons (pourrions) mieux comprendre le potentiel de l’ISN et la soutenir plus dans son « devenir ».

Donc, dans cet esprit, voici dix innovateurs qui sont à l’origine de certaines des plus passionnantes innovations socio-numériques :

1. Tomas Diez, cofondateur du « Smart Citizen kit » @tomasdiez

Tomas Diez est le co-fondateur du projet « Smart Citizen Kit », une initiative qui autorise les citoyens à améliorer la vie urbaine à travers (par) la capture et l’analyse de données environnementales en temps réel. Le Smart Citizen Kit est basé sur deux composants : le « kit » lui-même et la plate-forme utilisée pour partager les données entre les gens qui exploitent le kit. Celui-ci est fabriqué avec du matériel informatique ouvert Arduino, et équipé avec des capteurs qui peuvent mesurer la qualité de l’air, la température, le son et l’humidité. Via la plate-forme, toute personne possédant un kit peut partager et visualiser ses données.

2. Massimo Banzi, cofondateur de l’Arduino @mbanzi

En 2005, Massimo Banzi a développé l’Arduino, une carte de circuit imprimé simple et bon marché, avec un micro-processeur, pour permettre aux gens de fabriquer des engins éléctroniques. Ce concept est décrit comme des « LEGO pour l’électronique » car le produit est simple à utiliser et peut être un élément de base sur lequel on peut créer des services et des application, un détail qui a aidé les innovateurs sociaux à développer des solutions technologiques « low-cost ». À ce jour, plus de 300000 unités Arduino ont été vendues partout dans le monde.

3. Chris Lintott, directeur de Zooniverse @chrislintott

Chris Lintott est le fondateur de Zooniverse, un site Web(Internet) qui héberge, en ligne, les projets scientifiques citoyens impliquant le public dans des recherches académiques, selon la technique du « crowdsourcing ». Les départements académiques sont souvent surchargés et ils n’ont pas le temps ou les ressources nécessaires au traitement des grands ensembles de données, et la plupart des informations disponibles les plus importantes sont sous une forme que les ordinateurs ne peuvent pas encore traiter. Zooniverse demande aux gens (via de grandes communautés en ligne), de consacrer leur temps libre aux projets tels que l’analyse des formations de galaxies et l’étude des cellules cancéreuses. Dans ce dernier projet, Zooniverse a réussi à faire analyser plus de 2 millions d’images de cancer aux gens.

4. Sean Bonner, cofondateur de Safecast @seanbonner

Safecast, un projet qui permet aux gens de capturer et partager les mesures des niveaux de radiation, a été fondé en Mars 2015 par Sean Bonner, Joi Ito and Pieter Franken, en réponse à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, au Japon. L’équipe a utilisé du matériel informatique ouvert pour fabriquer des compteurs Geiger, qui ont servi à créer de grands ensembles de données ouvertes sur les niveaux de rayonnement. Toutes les données sont tracées sur une carte, sur laquelle on peut visualiser les niveaux de radiation dans une zone géographique donnée. À ce jour, Safecast a capturé plus de 15 millions de points de données

5. Robert Bjarnason, cofondateur de « Your Prioritites » @CitizensFNDN

En 2008, Robert Bjarnasson et Gunnar Grimmson ont développé Your Priorities, une plate-forme qui permet à des groupes de personnes de (débattre) mener des débats et de donner la priorité aux idées politiques, aux décisions budgétaires et aux micro-questions qui affectent leur quartier (voisinage). Les meilleures idées - celles qui ont le meilleur soutien – sont élevées jusqu’au sommet et exécutées. À Reykjavik en Islande, jusqu’à 40 % des citoyens utilisent la plate-forme et le conseil municipal s’est engagé à discuter avec les gens et à mettre en place les idées les plus populaires sur une base mensuelle.

6. Bas van Abel, fondateur de Fairphone @basvanabel

Fairphone a été fondé par Bas van Abel en 2010. Cela a commencé comme une campagne contre les conditions endurées par les gens travaillant dans certaines parties de la chaîne d’approvisionnement mondial de l’électronique, incluant ceux qui travaillent dans les mines minérales de la République démocratique du Congo et les lignes d’assemblages en Chine. Fairphone est un smartphone avec un faible impact environnemental, utilisant des minéraux qui proviennent de mines indépendantes et de fabricants qui garantissent des normes de base à leurs employés. Pour assurer une certaine transparence, Fairphone travaille, avec NGOs and ses 50000 « followers Facebook », sur le suivi de sa chaîne d’approvisionnement. Le 13 novembre 2013, Fairphone a vendu son premier lot de 25000 smartphones.

7. Olivier Schulbaum, cofondateur de Goteo @goteofunding

En 2011, Olivier Schulbaum, Enric Senabre et Susana Noguero ont fondé Goteo.org, un réseau pour le « crowdfunding » et la collaboration en Espagne. Leur idée était d’aidder à financer et à soutenir les initiatives créatives, innovantes et indépendantes qui contribuent au bien social. Dans un style similaire à Kickstarter, Goteo aide à faciliter le concept de « crowdfunding » de projets. Toutefois, Goteo lancera uniquement les projets qui contribuent à la connaissance libre et à la communauté « open source ». Par conséquent, les projets Goteo doivent utiliser les permis libres et publics, et les rendre transmissibles par les autres. Les projets peuvent également se procurer un soutien non-financier de la part des boulangers, aussi que les financements. Nodo Móvil, une unité de connexion wifi mobile pour les mouvements sociaux, des appuis de constructeurs, un espace pour travailler, une imprimante 3D, et une offre de collaboration avec les autorités pour tester les projets.

8. Juliana Rotich, cofondatrice de Ushahidi @afromusing

« Ushahidi », qui signifie « témoignage » en Swahili, a été fondé by David Kobia, Juliana Rotich, Ory Okolloh and Erik Hersman, cartographier les rapports de violence au Kenya après les retombées post-électorales en 2008. Depuis, Ushahidi a développé un logiciel qui permet aux gens de faire appel au « crowdsourcing » et de cartographier les informations de crise provenant de téléphones mobiles ou d’Internet. Des applications mises au point sur la gamme de plate-forme à partir de l’observation des élections en Inde, à la surveillance des chaînes de fournitures médicales et les réponses en cas de catastrophes de coordination. Après qu’un tremblement de terre dévastateur a frappé Haiti en 2010, la plate-forme Ushahidi a été utilisé pour signaler plus de 40000 incidents sur les lieux de structures effondrées, d’écoles endommagées et d’incendies.

9. Ramon Roca, fondateur de Guifi.net @guifinet

Guifi.net a été fondé en 2000 en réponse à l’absence de l’Internet haut débit en Catalogne rurale, où les fournisseurs Internet commerciaux ne fournissaient pas de connexion. L’idée, développée par Ramon Roca et ses cofondateurs, était un «  réseau maillé  » où chaque personne, dans le réseau, utilisait un petit émetteur qui fonctionne comme un routeur sans fil, pour devenir un nœud dans le réseau Guifi. Un seul nœud doit être connecté à Internet et à partir de ça, la connexion est partagée sans fil avec tous les autres nœuds dans ses environs, qui partagent à nouveau la connexion sans fil avec les nœuds les plus proches. Avec ses plus de 23000 nœuds, Guifi a été décrit comme le plus grand réseau maillé dans le monde. On trouve la majeure partie de l’activité de Guifi en Espagne, mais le réseau s’étend jusqu’en Argentine, en Chine, en Inde et aux Etats-Unis.

10. Chris Taggart, fondateur de OpenCorporates @CountCulture

OpenCorporates a été fondé en 2010, par Chris Taggart et Rob McKinnon pour rendre les informations sur les entreprises et le monde de l’entreprise plus transparentes et plus accessibles. OpenCorporates remplit cette tâche en ouvrant des données sur les sociétés. Les données sont transformées pour être utilisées sur des cartes et des visualisations de structures d’entreprises complexes que l’on peut interroger, et qui illustrent souvent les niveaux de contrôle au sein des organisations mondiales (dans certains cas, les données montrent des milliers de filiales). Une analyse de la structure d’entreprise complexe de la société Godman Sachs, basée sur des informations provenant des Etats-Unis, de la Nouvelle-Zélande, des îles Caïman, du Luxembourg et du Royaume-Uni, ont identifié 1475 filiales enregistrées aux Etats-Unis et 739 filiales dans les seules îles Caïman. OpenCorporates a grandi pour devenir la plus grande base de données ouverte des entreprises dans le monde, avec des données sur 60 millions d’entreprises.

Jon Kingsbury est le directeur des programmes d’économie créative de Nesta et Peter Baeck est le chercheur principal de Nesta.

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Cet article a été modifié le 28 février 2014 pour corriger l’information fondateur répertoriée sous Ushahidi et le 3 mars pour corriger l’information fondateur répertoriée sous Goteo.