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15 février 2013 | Imprimer cette page

Géopolitique du Mali : Un Etat failli ?

par Danielle Beaugendre

Depuis près d’un an déjà, le Mali est en grande turbulence. Le pouvoir central est déliquescent, l’armée divisée, et son intégrité territoriale menacée.

Patrice Gourdin, agrégé d’Université, professeur de Relations internationales et de géopolitique à l’Ecole de l’Air, enseignant à l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, a publié le 23 septembre 2012, sur le site Diploweb, une étude approfondie sur le Mali, Géopolitique du Mali : un Etat failli ? .Elle met en lumière les multiples facettes du problème malien auxquelles s’ajoutent celles du terrorisme international.
Le texte intégral est ici. Les citations - en italique - proviennent du texte original.
La recension se fera en deux temps : le 1er s’intéresse aux causes profondes du drame malien, le second aux effets de la crise actuelle.

PREMIERE PARTIE

Le Mali est le plus vaste pays d’Afrique : 1,3 million de km2 ( presque 3 fois l’étendue de la France).

Il est à la croisée des routes Nord/Sud, qui, à travers le désert, mettent en relation l’Afrique du Nord et l’Afrique tropicale, -c’est par cette voie qu’a cheminé l’Islam- et des routes Est/Ouest, qui, en empruntant le couloir sahélien du sud Mali, joignent l’océan atlantique à la mer Rouge et l’océan indien .Il fut ainsi un carrefour de populations, de cultures, de commerce, et a rayonné des siècles durant sur l’Histoire de l’Afrique de l’Ouest. Tout s’inverse au XIXème siècle avec la construction des Empires coloniaux. Les colonisateurs ont besoin de façades maritimes or le Mali est au milieu des terres. De carrefour rayonnant, il devient espace enclavé, dépendant de ses voisins.
« Depuis lors, le Mali dépend, pour son commerce extérieur, de ses voisins d’Afrique occidentale. Cela explique la vulnérabilité du pays à toute mesure de rétorsion. La junte militaire arrivée au pouvoir le 22 mars 2012 dut se retirer (du moins faire mine de) dès le 12 avril car la subsistance de la population ne pouvait pas être assurée. Cela résultait de l’application stricte des sanctions décidées dès le 24 mars et muées en embargo total le 2 avril par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest-CÉDÉAO. » (P.Gourdin)

Un espace diversifié et mal maîtrisé

Le nord Mali (les 2/3 du territoire) est désertique, et son relief est composé d’étendues dunaires, mais surtout de plateaux tourmentés, crevassés, creusés de grottes, adossés à des massifs montagneux, eux aussi fortement érodés.
« La nature offre donc aux hors-la-loi rustiques de tout poil un terrain propice aux déplacements discrets, au camouflage et au combat de guérilla. Cet environnement présente des sites pratiquement inexpugnables, comme la région de Timétrine (nord-ouest de l’Adrar des Ifoghas, au Mali) où se trouverait le sanctuaire d’AQMI. » (PG)
Le tiers sud du Mali, sahélien, n’a pas de point commun avec le nord saharien, tant sur le plan ethnique, démographique (il concentre 90% de la population) qu’économique. L’Etat malien est dirigé par les « sudistes » qui ne sont guère attachés au nord inhospitalier peuplé par des nomades. Le Mali est pauvre, priorité est donc donnée à l’aménagement du sud.. Paradoxalement,les Maliens sont attachés à l’intégrité de leur territoire. Le coup d’état du 22 mars 2012 est consécutif à l’improbable reprise en main par le pouvoir central, d’un « Nord » tombé sous la coupe islamiste.

L’un des pays les plus pauvres de la planète

En 2010, le PIB annuel par habitant est de 649 $. L’IDH,(indice de développement humain) : 0,359 (2011) ce qui le place à la 175ème place sur 187.
80% de la population- 16 millions d’habitants-vivent principalement de l’agriculture, et sont cependant confrontés au stress alimentaire, faute de rendements suffisants et de maîtrise des techniques. Le Mali n’a pas de richesses minières – un peu d’or- , n’a pas de cultures d’exportation- mis à part le coton, au cours aléatoire- et dépend majoritairement de l’aide internationale.
« Le pays dépend en grande partie de l’aide extérieure. D’un montant d’environ 1,2 milliards de dollars, selon la Banque mondiale, elle couvre 40% du budget et finance 70% des investissements publics. »(P.G)
Cette pauvreté entretient un puissant courant d’émigration vers l’Europe.(4 millions )
Au début des années 2000, l’économie malienne progressait au rythme de 5% l’an. Cette dynamique s’appuyait principalement sur une 3ème source de richesse : le tourisme. Beauté des rives du Niger, pays Dogon, cités du désert., autant d’attraits devenus inaccessibles actuellement.

La décolonisation a crée des frontières...

..qui n’avaient jamais existé auparavant. Elles ont rassemblé une mosaïque de populations dont la diversité rend difficile l’union nationale.
Au Nord, des populations nomades, dont le groupe le plus connu, les Touaregs, d’origine berbère , représentent 10% du total. Nombreux près de Mopti, les Peuls, aux origines mal connues, -14% de la population-, Les Toucouleurs, peuls sédentarisés, s’implantèrent au XIXème siècle près de Kayes
Au Sud, autour de Bamako et de Ségou, le groupe mandingue. Représentant 36% de la population malienne, il forme la plus nombreuse des ethnies.. Bobo et Sénoufo sont des populations voltaïques qui peuplent les régions de Ségou et Sikosso. Les Dogons (9% de la population) appartiennent au groupe mandingue. Ayant fui l’islamisation, ils se sont réfugiés dans les falaises de Bandiagara.
A cette mosaïque s’ajoute un autre facteur de division. L’absence d’Etat renforce les structures tribales et pulvérise l’unité nationale. : « partout où fait défaut un État équitable et puissant, les formes traditionnelles de solidarité et de protection perdurent et la cristallisation d’un sentiment national, base de l’État-nation, ne se produit pas. » (PG)

Même l’Islam n’est pas un ciment d’unité

La population est musulmane à 94%. (4% chrétiens, 2% animistes). L’Islam est attesté dès le IXème siècle. C’est un Islam sunnite, mais aux multiples nuances. On y trouve des traces d’animisme, chez les populations du Sud, et aussi une nette influence du soufisme, qui professe un Islam apaisé et méditatif, tandis que les Maures du nord-ouest sont plus traditionalistes On remarque aussi une influence wahhabite croissante chez les intellectuels des classes supérieures, et en politique
"Il faut d’ailleurs s’interroger sur cette montée en puissance de courants fondamentalistes signalée parmi les musulmans de l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest : les difficultés économiques et sociales persistantes combinées à la malgouvernance semblent y avoir leur part. » (PG)

Une classe politique déconsidérée

Depuis la fin du parti unique en 1992, on assiste à une inflation du nombre de partis : il avoisine la centaine. Quinze sont représentés au Parlement,en fait quinze coalitions fluctuantes. C’est celle qui gravite autour du parti historique -l’US/RDA, (Union soudanaise /Rassemblement démocratique africain)- qui est majoritaire. Trop de partis ne signifie pas démocratie : la multiplicité des opinions enraye les prises de décision et déconsidère la classe politique .Les Maliens, pleins de méfiance , s’intéressent peu aux élections. : « L’inefficacité le dispute à la corruption et cause, entre autres maux, le retard éducatif, sanitaire et économique du pays. » (P.G)
Il est bien difficile dans ce cas de parler de vie démocratique et par voie de conséquence, la société civile malienne est très active. De nombreuses associations ont vu le jour pour le meilleur comme pour le pire. Il est des animateurs remarquables : « Délaissant les clichés habituels, ils tentent de convaincre leurs compatriotes que les problèmes du Nord concernent la nation tout entière et appellent à une réflexion collective pour élaborer une solution de compromis acceptable par toutes les parties."(P.G) 
Par contre, on assiste à l’éclosion de milices d’autodéfense armées, instrumentalisées par telle ou telle faction , et ce, aussi bien au Sud qu’au Nord. Elles génèrent instabilité, violences, et sont la porte ouverte à la guerre civile.

Après avoir rappelé la succession des grands empires, qui pendant des siècles ont assuré une certaine cohérence à cette diversité, et exposé les désordres qui depuis 1992 affectent la vie politique du Mali et ruinent ses efforts de développement, P.Grandin en vient à la crise récente

SECONDE PARTIE

Janvier 2012 : une énième rébellion touarègue lance une offensive sur les villes du nord Mali

De janvier à avril 2012, les Touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) attaquent les camps militaires maliens et les villes situés dans les régions de Gao, de Tombouctou et de Kidal remettant en cause l’unité territoriale du Mali, dont l’armée est mise en difficulté. A la suite de ces victoires, est proclamée l’indépendance de l’AZAWAD. Azawad, qui signifie « terre de transhumance », rappelle les racines culturelles des Touaregs, pasteurs nomades.
A la déliquescence du pouvoir central et de l’armée, un groupe de militaires au nom significatif – le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat – autour du capitaine Amadou Haya Sanogo, répond par un putsh plus ou moins improvisé . le président Amadou Toumani Touré est démis de ses fonctions.
La junte ne resta pas longtemps sur le devant de la scène :
« Une fois le chaos instauré et le nord perdu, la junte, sous la pression internationale, céda (du moins en apparence) ce qui restait du pouvoir à un président intérimaire, Dioncounda Traoré (investi le 12 avril 2012) et à un gouvernement de transition dirigé par Modibo Diarra (nommé Premier ministre le 17 avril 2012). » (P.G)

Depuis la décolonisation, les Touaregs (1,6 million), réclament la création d’un Etat.

Ce n’est pas la 1ère fois qu’ils se rebellent contre Bamako, mais en ce début d’année 2012, les conditions d’une nouvelle rébellion sont éminemment favorables. La chute du régime libyen en 2011 a précipité le retour de mercenaires embauchés par Khadafi, « les revenants ». Le colonel, depuis des années entretenait, et instrumentalisait la rébellion touarègue jusqu’à utiliser pour lui-même une milice touarègue. Une fois la Libye « libérée » de Khadafi, ces miliciens sont revenus au Mali, (entre autres destinations) et ne sont pas repartis les mains vides : les stocks d’armes libyens n’ayant pas été perdus pour tout le monde.
Quelques mois plus tard, « en octobre 2012, les intellectuels et militants politiques du Mouvement national de l’Azawad s’unirent aux anciens combattants de l’Alliance Touareg Niger-Mali et aux “revenants“ pour fonder le Mouvement national de libération de l’Azawad-MNLA » (PG). Alliance contre nature entre laïcs et fous de Dieu. De plus, les habitants de l’Azawad (1,3 million) ne sont pas tous Touaregs : « Le MNLA serait un mouvement recrutant avant tout parmi les habitants des villes, dans la région de Kidal et celle de Gao. Il représenterait donc peu (voire pas du tout) les populations rurales ou les habitants de la région de Tombouctou. »(P.G)
D’autres populations vivent sur le territoire de l’Azawad : des Maures, des Arabes (majoritaires à Tombouctou, des Peuls, des Songhaï (à Gao). Les Arabes de Tombouctou seraient organisés en milices, soi disant pour lutter contre AQMI, mais plutôt liées au trafic de drogue. Elles pourraient même faire le coup de feu contre les indépendantistes laïcs du MNLA...

A cet imbroglio s’ajoute celui des divisions religieuses des Touaregs.

Seule une partie d’entre eux adhère au salafisme : « Ce courant de l’islam sunnite, auquel appartient le wahhabisme, exige le respect absolu de la Tradition (Coran, sentences et manières d’agir de Mahomet). Il tire son nom du mot arabe salaf, « prédécesseur » ou « ancêtre » (parfois traduit par « pieux prédécesseurs » ou « pieux ancêtres »), qui désigne les compagnons de Mahomet et les deux générations qui les suivirent. » (PG)
Ce sont les plus extrêmistes d’entre eux, les Djihadistes, (pour eux la guerre sainte est le 6ème pilier de l’Islam) qui tiennent le nord Mali. Un ex-rebelle touareg, - Iyad Ag Ghali- converti au salafisme après un séjour en Arabie saoudite-, a fondé une organisation inconnue jusque là : Ansar Eddine (Combattants de la Foi),et « son objectif n’est pas la sécession, mais l’instauration de la charia sur l’ensemble du territoire malien » (P)G
Ansar Eddine a pris le pas sur le MNLA. Probablement financé par AQMI, il a des moyens que ne possède pas son ex allié, et assurant gîte et couvert, il recrute, même chez son adversaire...S’efforçant d’apparaître comme une « force de stabilisation », il impose la charia dans les territoires « libérés » et détruit tout ce qui porte atteinte à l’unicité de Dieu (destruction de mausolées de saints soufis à Tombouctou en juillet 2002).

Les réactions au delà des frontières maliennes ?

Le voisin le plus puissant du Mali est l’Algérie. Sa politique malienne peut être qualifiée d’attentiste :
 « Plusieurs facteurs expliquent ce comportement. D’abord, le Mali sert de déversoir à une partie des combattants d’AQMI, ce qui soulage d’autant la sécurité algérienne. Ensuite, de hauts dirigeants algériens (et maliens) sont connectés aux réseaux mafieux qui utilisent le nord du Mali pour leurs trafics. De plus, Alger veut éviter une contamination des Touaregs du sud algérien et le renforcement de la contestation des Kabyles (autre population berbère, dont certains militants apporteraient un soutien actif aux militants du MNLA en France)" (PG). A cela s’ajoutent trois otages et un vice-consul assassiné en juillet.

Le Niger est bien fragile : il craint l’infiltration de groupes salafistes en provenance du Nigeria. Depuis 2011, la France forme une partie de ses troupes avec un objectif : la fermeté ! La Côte d’Ivoire, convalescente, pourrait cependant redevenir un partenaire économique important, car elle est une des portes du Mali sur l’extérieur, et jouer dans cette crise les médiateurs. Ainsi le Sénégal, autre ouverture maritime , mais « il commence à être touché par le salafisme et AQMI utiliserait (selon des sources militaires françaises relayées par la presse) son territoire comme base logistique et zone de repos pour ses combattants. » (PG)
La Mauritanie a opté pour la fermeté face à AQMI. Bien qu’elle n’en fasse plus partie, elle ne veut pas agir seule et souhaite l’intervention de la CEDEAO, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest.
Le Burkina Faso affiche depuis plusieurs années des ambitions régionales. Le président Blaise Compaoré dispose de plusieurs atouts : « son amitié avec le président en exercice de la CÉDÉAO, l’Ivoirien Alassane Ouattara et avec Sadio Lamine Sow, qui dirigea la diplomatie malienne entre avril et août 2012 ; ses connexions avec certains rebelles touaregs comme avec AQMI (par l’intermédiaire de son controversé conseiller spécial, le Mauritanien Moustapha Chafi). » (PG)
Cet éventail relationnel inspire quelque méfiance, mais il dénote une certaine influence..
La CEDEAO peine à mettre en place une politique commune : elle défend deux principes, la restauration de l’ordre institutionnel et le maintien de l’intégrité territoriale. Mais le « le projet d’envoyer une force de 3 000 hommes reconquérir le nord semble plus déclaratoire que crédible : comment réussir, avec des effectifs aussi modestes et généralement étrangers à la guerre dans le désert, là où l’armée malienne a toujours échoué » (PG)

Au tout dernier paragraphe, P.Gourdin envisageait l’attitude des Grands de ce monde. Les Etats Unis, ne peuvent plus ignorer l’Afrique, de par leurs intérêts économiques, mais aussi du fait de la présence chinoise rivale qui va croissante. Mais leurs difficultés économiques, leurs engagements en Afghanistan, en Irak, rendent peu crédible une intervention. Sur ce point il ne s’est pas trompé.
Non plus que sur la position de l’Union européenne : « Dernière initiative en date, le lancement, le 1er août 2012, de la mission EUCAP SAHEL Niger pour contribuer à la formation et au conseil des forces de sécurité intérieures au Niger et renforcer la coordination régionale avec le Mali et la Mauritanie dans le domaine de la sécurité." (P.G). La crise de l’euro rend l’Europe frileuse.

L’ONU elle aussi joue la prudence : « L’ONU a réagi tardivement, après sollicitation de la CÉDÉAO. Il fallut attendre le 5 juillet 2012, pour que le Conseil de sécurité adoptât, à l’unanimité, la résolution 2056 affirmant que la situation au Mali représentait une « menace pour la paix et à la sécurité internationales ». (PG)
C’est au nom de cette Résolution que la France s’est engagée dans une opération militaire le 10 janvier 2013.
De la France, P. Gourdin écrivait en septembre 2012 qu’elle défendait  « au Mali des intérêts politiques (son influence par le biais d’une politique de coopération mise sur pied dès les années 1960), économiques (accès aux matières premières, débouchés pour son commerce) et sécuritaires (contre-terrorisme face à AQMI, qui lui a publiquement déclaré la guerre).
Il évoquait ,à tort, des tensions avec l’Algérie qui aurait suspecté Paris de vouloir contrer son influence dans la région. Le voyage à Alger de F. Hollande a dû rassurer les Algériens, et
« la crainte de voir périr ses quatre citoyens détenus depuis deux ans par les terroristes, les problèmes budgétaires limitent l’action de la France dans la région » a été surmontée.

CONCLUSION
Un Etat « failli » (failed state) est un état « confronté à de sérieux problèmes qui compromettent sa cohérence et sa pérennité » (article Etat failli,Wikipedia). Tous les indicateurs de vulnérabilité pour le Mali sont au rouge. Stress alimentaire ,mouvements massifs de réfugiés et de déplacés internes, cycles de violence communautaires, inégalités de développement, brusque déclin économique , délégitimation de l’Etat, détérioration des services publics, atteinte aux droits de l’homme, appareil de sécurité constituant un Etat dans l’Etat, émergence de factions dans l’élite, interventions étrangères, militaires ou paramilitaires. Tous ces critères sociaux, économiques, politiques sont présents dans le diagnostic malien.
Laissons les derniers mots à P.Gourdin :
« Il semble qu’il faudra réunir beaucoup d’atouts et de bonnes volontés pour éviter que le Mali ne sombre : réaliser l’union nationale par delà les divisions politiques, les clivages ethniques et les différentes sensibilités religieuses ; construire un État impartial, équitable et efficace dans lequel l’ensemble des Maliens se reconnaissent ; trouver un accord pour vivre en bonne intelligence avec les Touaregs sans défavoriser les autres composantes de la population malienne ; mobiliser l’aide internationale (CÉDÉAO,Union Africaine, France, États-Unis, Union européenne, ONU, notamment) et l’utiliser avec efficacité et probité pour développer le pays ; éliminer les cadres civils et militaires qui tirent profit de leur complicité avec les mafias et/ou les terroristes. Souhaitons au peuple de ce pays qu’“impossible “ ne soit pas malien. (PG)