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11 novembre 2009 | Imprimer cette page

Fonds de solidarité numérique - Prés de 5 milliards partis en fumée

Le Fonds de solidarité numérique dont la gestion a été dénoncée par son
initiateur, le Président Abdoulaye Wade, est en voie de dissolution à Genève
et son ex-secrétaire général, Alain Clerc, sous la menace d’une plainte. On
en oublie que le FSN a été lancé en mars 2005 et offrait aux pays qui le
souhaitent de verser « 1% du montant de leurs marchés relatifs aux
technologies de l’information et de la communication pour lutter contre la
fracture numérique dans les pays du Sud.

Soutenu dès le départ par Rome, Paris et Tunis, il ne sera toutefois
opérationnel qu’en 2006, selon Afrik.com qui précise que « 60% des collectes
devaient être attribués aux projets provenant des pays moins avancés, 30%
aux projets provenant des pays en développement, 10% à ceux des pays en
transitions et développés ». Une idée brillante qui avait permis de
collecter 7,8 millions d’Euros (plus de 5 milliards de FCFA).

C’est justement l’utilisation faite de ces fonds qui pose problème, puisque
6 % seulement devaient servir aux dépenses administratives, alors qu’il
s’est avéré que le Suisse Alain Clarc en a dépensé plus de 50 %. Scandaleux
 ! Pour rappel, le fossé numérique, tel qu’il a été présenté dans walfadjri
du 13 avril 2005, cité par « Coopération, solidarité, développement », est
alarmant.

« En Afrique, il n’y a que 25 téléphones pour 1 000 habitants, contre 673 aux
États-Unis. Alors que l’Afrique compte 9,7 % de la population mondiale, les
internautes africains ne représentent que 1,1 % sur le web. 97 % des sites
Internet se créent dans les pays développés, l’Afrique ne générant que 0,4 %
du contenu de la toile. De même, l’Afrique ne dispose que de trois serveurs
Internet pour dix mille habitants, tandis que l’Asie en possède 37,
l’Océanie 995, les Amériques 1 440 et l’Europe 2 293 », dit le journal
sénégalais.

Cette situation a certes évolué avec 1/3 des populations connectées grâce au
mobile, mais les ordinateurs et l’internet restent encore largement
cantonnés dans les couches nanties des villes.

(Source : Le Soleil)