Accueil : Le développement durable : Politique, droits de l’ homme :

1er avril 2009 | Imprimer cette page

Survivront-ils ?

par Christophe Roux

Selon l’organisation Mondiale de la Santé (OMS), 10% de la population africaine a un handicap. Cela représente 60 millions de personnes, environ l’équivalent de la population française.
Alors que nos hommes politiques montent au créneau pour "Sortir de la crise", nous savons déjà que ceux qui payeront le prix de la crise, ce sont les plus pauvres.

Dans les pays développés, on parle de soutenir les ménages les plus faibles, de relancer la consommation.
Mais en Afrique, même avant la crise, les personnes handicapées sont exclues de la société, souvent amenées à la mendicité.

Les gouvernements africains n’ont pas les moyens d’avoir une politique de relance économique, alors les premiers qui vont payer, ce sont eux, les handicapés, souvent de leur vie !
Les africains solicitent les pays développés pour leurs orphelins et leurs enfants pauvres qui n’ont pas les moyens d’aller à l’école, mais près de 70% des africains handicapés sont illétrés ; les croyances populaires les considèrent parfois comme des sorciers ; ils sont exclus de la société. Plus qu’intouchables, ils n’existent même plus.

Pendant que le G20 se réunit pour débattre à Londres, des mesures à prendre pour endiguer la crise financière, pour adopter des mesures pour le crédit et "améliorer les instruments de supervision du Fond monétaire international (FMI)", beaucoup de gens dans le monde voient simplement l’immobilisme de notre société, incapable de sortir de la logique monétaire pour rentrer dans l’urgence humanitaire, cloisonnée par la pensée distillée par des médias inconscients ou aveugles, voir même incapables d’aborder certains tabous qui éclaboussent notre bonne conscience.

La télévision continue à nous abreuver de jeux télévisés, de séries policières et autres divertissements pour endormir nos consciences abruties par le matraquage publicitaire, pour nous éviter d’entendre les gens qui meurent à l’autre bout de la planète. Pourquoi, parceque sinon, le prix des somnifères que les médecins devraient prescrire couterait trop cher à la sécurité sociale.