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2 février 2009 | Imprimer cette page

Ile Maurice : Des PC à moins de Rs 10 000

par Denis Rakotonoera

Ile Maurice : Des PC à moins de Rs 10 000

L’ordinateur personnel à la portée de tous, ce ne sera bientôt plus une utopie. L’Etat a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec le géant informatique AMD pour la fourniture d’unités de qualité à bas prix.

Annoncé depuis quelques années, le PC à moins de Rs 10 000 devrait débarquer dans les magasins vers fin septembre.

Lors de son discours d’inauguration du salon Infotech hier soir, le ministre de la Technologie informatique et des télécommunications, Etienne Sinatambou, a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec le géant américain des microprocesseurs AMD (Advanced Micro Devices).

Celui-ci porte sur la fourniture de 100 000 ordinateurs destinés principalement « à ceux qui ne peuvent se permettre de se payer un ordinateur », dit le ministre.

Le moteur de ce projet sera la multinationale américaine. Celle-ci fournira les pièces détachées qui seront envoyées principalement de l’Afrique du Sud pour être assemblées à Maurice.

« Nous pensons que d’ici fin septembre, nous allons pouvoir commencer à mettre sur le marché les premiers ordinateurs de ce type », explique Imi Mosaheb, qui porte la double casquette chez AMD de directeur régional des ventes et du marketing, et de Country Manager d’Afrique du Sud.

L’objectif est de commercialiser trois types d’ordinateur dernier cri. Pas question en effet de fournir des PC de moindre qualité à prix cassés. AMD s’engage à fournir du matériel de choix. Le premier modèle sera donc le fameux ordinateur à moins de Rs 10 000 destiné aux foyers les moins aisés. Afin de les épauler pour une telle acquisition, les institutions financières seront appelées à proposer des plans de financement permettant l’achat à un prix mensuel nominal.

Le deuxième type serait un PC plus performant vendu aux alentours de Rs 15 000. Enfin, le troisième choix devrait être un laptop à moins de Rs 20 000.

Ce projet s’inscrit dans l’effort de « réduire le fossé numérique », comme le dit Etienne Sinatambou. Comme annoncé dans le budget 2008-09, des projets visant à fournir un accès gratuit à Internet aux plus démunis sont également en préparation.

Et comme l’annonce le ministre, le gouvernement pourrait puiser dans l’Universal Service Fund (USF) auquel seront appelés à contribuer les opérateurs de télécommunications. Tout en regrettant que la mise sur pied de ce fonds, pourtant stipulé dans la section 21 de l’Information Communication Technologies Act de 2001, ait pris autant de temps, Etienne Sinatambou estime que ce fonds devrait rapporter Rs 100 millions, « voire Rs 200 millions ». Le ministère espère voir l’USF opérationnel d’ici quelques mois. D’autant plus que des consultations avec l’industrie ont déjà eu lieu.

Newrajlall Burton, président du National Computer Board (NCB), organisateur du Salon Infotech, insiste d’ailleurs lourdement sur l’importance qu’a le privé dans la construction de la cyberîle. Il lance un appel aux opérateurs pour qu’ils « prennent leur part de responsabilités ».

Pour cette 15e édition, Infotech accorde une large place au « career fair ». Une dizaine d’entreprises du BPO profiteront de l’événement pour faire le plein de nouvelles recrues. Mais pas seulement. Il s’agit également d’expliquer comment fonctionnent ces entreprises.

C’est dans ce cadre qu’Infinity BPO et Euro CRM feront des démonstrations en temps réel de ce qu’est réellement un centre d’appels à travers des plateaux installés au salon.

Au total, le Salon compte 78 exposants. Quant à la partie conférences, elle verra la participation de 25 experts dont certains proviennent des Etats-Unis, du Burundi, du Cameroun, de l’Inde et de l’Allemagne entre autres.

« Alors que l’année dernière, le salon avait attiré 65 000 visiteurs, nous espérons atteindre le chiffre de 75 000 cette fois-ci », affirme Newrajlall Burton.
(Source : L’Express)