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17 août 2007 | Imprimer cette page

Le Web 2.0, une chance pour l’Afrique ?

par Denis Rakotonoera

Le web 2.0 s’impose progressivement sur la Toile. L’internaute l’utilise comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. L’internaute crée et gère son blog ou son wiki, charge ses photos sur Flickr, ses vidéos sur Youtube, podcaste des émissions de radio.

Avec des outils tels que Netvibes, créé par Tariq Krim, l’internaute dispose d’un véritable portail et peut le personnaliser avec ses flux RSS favoris, ses outils de recherche. Il dispose également d’outils bureautiques pour rédiger ses notes, gérer son calendrier. Tout cela sans connaître la moindre commande Javascript, Ajax, ou autre Php et sans débourser le moindre euro pour l’achat ou la location de logiciels.

L’internaute peut se concentrer sur l’essentiel, sur le contenu. Il est libéré de la complexité et de la richesse des technologies Web 2.0. L’occasion est donnée aux africains de s’engager dans la bataille du contenu et de renforcer leur présence sur le Net. Il faudra sans attendre enregistrer les paroles des anciens, les chants, la musique, photographier les paysages, la faune, écrire l’histoire, apporter les témoignages du quotidien, bâtir les projets et les porter à la connaissance du monde entier. Le Web 2.0 offre l’occasion de renforcer les pratiques démocratiques. Bien sûr, les risques de dérive existent comme la diffamation, les rumeurs infondées ou l’atteinte à la vie privée. Elles peuvent être limitées par un cadre légal adapté.

Faut il croire pour autant que le Web 2.0 soit une chance pour l’Afrique ? le coût d’accès à l’informatique et à Internet ramené au niveau de vie des populations reste élevé. Peu de gouvernements africains, au delà des discours convenus, mènent une politique offensive en faveur des TIC. La culture démocratique reste insuffisante. Ces obstacles peuvent être néanmoins levés grâce à une politique plus volontariste des pays africains en matière de TIC, à une participation plus forte de la société civile, des diasporas et à la solidarité Nord-Sud.

AEDEV pour sa part se tient prête à publier des articles, des rapports et des vidéos produits par des associations, des thèses d’étudiants et de chercheurs et plus généralement tout contenu qui contribue à une meilleure connaissance de l’Afrique

Dossier Web 2.0