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2 juin 2006 | Imprimer cette page

E-LEARNING AU BURKINA

par Daouda Hamadou

Six écoles-pilotes se connectent

Le lancement officiel du projet pilote e-school s’est fait mercredi 17 mai 2006 avec la signature des protocoles d’accord entre les différents partenaires. Le ministre des Enseignements secondaire supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que les représentants du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique), et des sociétés d’informatique, AMD et HP, étaient présents au MESSRS pour mettre en route ce programme dont vont bénéficier six établissements burkinabé.

Le NEPAD a retenu le Burkina Faso pour faire partie du « Projet-pilote des cyber-écoles du NEPAD » dans le cadre du programme e-school sur le continent africain. Celui-ci a pour but de doter les six écoles-pilotes, d’outils afin de permettre d’enseigner aux élèves les rudiments des NTIC (Nouvelles technologies de l’information et de la communication). Selon le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Joseph Paré, « les écoles ont été sélectionnées avec le souci qu’elles soient représentatives de la population burkinabé ».
Ainsi, les lycées et collèges sélectionnés font partie de zones urbaines, semi-urbaines et rurales. Deux entreprises états-uniennes, Hewlet packard (HP) et Adanced microdevices (AMD), sont associées à cette initiative. Chacune d’elle a en charge trois établissements, les lycées Basy de Ziniaré et Yadéga de Ouahigouya et le collège de Pobé à Mengao pour HP. Les lycées Untaani de Fada, provincial de Boulsa, et le collège de Komtoèga pour AMD.
Leurs représentants, respectivement Balindé Eric et Mathew Dahlan, ont rappelé que leurs sociétés allaient fournir du matériel informatique, des logiciels, et une connexion internet. De plus, les enseignants seront formés pour utiliser ces outils et assurer leur maintenance. « HP a adhéré au projet, car l’introduction des TIC dans le secteur de l’éducation constitue un puissant levier social », a rappelé monsieur Balindé. A l’heure du numérique, il est important pour tous les partenaires, que l’Afrique ne soit pas en reste et que les élèves puissent bénéficier des mêmes outils qu’ailleurs.
Cela leur permettra de ne pas être « dépaysés dans notre société de l’information et de l’économie du savoir », selon le ministre Joseph Paré. En outre, les leçons tirées de cette expérience permettront aux bénéficiaires d’améliorer la façon de faire et d’éviter les écueils. La signature de ces protocoles formalise les engagements annoncés par le NEPAD. Son représentant, Philippe Kuhutama Mawoko, fait le vœu « de voir ce projet concourir à l’amélioration du système éducatif et de santé du Burkina Faso en particulier et de toute l’Afrique en général ». Vingt autres pays participent au projet à raison de six écoles par pays. Cela devrait permettre à la jeunesse africaine de participer de manière active à la société mondiale de l’information, selon le représentant du NEPAD.
Source : Estelle Millou
(stagiaire)
http://www.lobservateur.bf/article.php3 ?id_article=4613?&sq=Oarticle