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4 novembre 2005 | Imprimer cette page

L’aspect humain dans la mise en oeuvre des NTIC

par Christophe Roux

Présentation de cas d’utilsation de NTIC en milieu urbain en France

Compte rendu des Rencontres des Espaces Culturels Multimédia

Solidarités numériques

Paris - La Villette

3 novembre 2005

auditeur : Christophe Roux

Atelier n°1 : la participation des habitants

Jacques Houdremont de la ville de Grigny a, par courtoisie, laissé la parole aux autres intervenants, tant le débat et les questions étaient fournies.

Hugues Aubin a présenté le projet qu’il mène depuis 6 semaines pour la ville de Rennes, "Tout Renne Bouge".

Il s’agit d’une organisation de sites web et de moyens de communication d’avant-garde, mis à la disposition des habitants de Rennes pour leur permettre de communiquer par le support de 44 blogs liés à des lieux publiques de la commune.

Chaque blog est un journal associé à une place ou un jardin publique ou un autre type de lieu social, dont le contenu, fourni par les habitants, doit être lié par le sens au lieu.

L’organisation permet de modérer dans les 2 heures ouvrées, les messages envoyés par courriel, MMS multiopérateurs ou téléphone portable ( 50 téléphones fournis par la municipalité à des animateurs dont le plus grand succès a été rencontré dans les maisons de retraite et les écoles ).

La première semaine a vu arriver des contenus que les internautes avaient constitués au préalable, dont notamment de petites videos.
La deuxième semaine, des contenus nouveaux sont apparus, puis des videos avec des personnes, montrant la confiance du public envers un site institutionnel.

80 % des messages sont passés par le courriel et à l’heure actuelle, les blogs représentent 15 % du traffic du site municipal. Cela constitue environ 1000 visiteurs uniques / jour, pour 1500 contributeurs en 6 semaines.

Le succès de cette initiative a un coût : 20.000 Euros pour 3 mois d’activité, pour une ville d’environ 200.000 habitants.

La ville a d’abord utlisé les techniques de forum et de chat, mais seul le blog a été un succès.

Alexandre Desrousseaux est responsable du projet DREAM2 explorant l’e-democratie au sein de la région Nord Pas de Calais.

Son outil de prédilection consiste à réaliser des séminaires pour les collectivités de sa région.

Son approche, un peu pessimiste, dit que pour qu’émerge l’e-democratie, il faut que les intervenants s’apporprient la technologie, qu’elle rentre dans les moeurs, ce qui relève d’une durée de 20 à 60 ans.

Il montre la différence entre l’aspiration de l’élu à faire d’internet un outil de communication alors que pour la population, il s’agit d’un outil de concertation. Ayant reçu une subvention européenne, il a piloté le projet DREAM2 doté de 300.000 Euros dont 100.000 Euros provenant de la FEDER.

Avec ces moyens, il a exploré l’e-vote, réalisé des FAQ alimentés par courriel et constaté la difficulté à metter en place des forum.

Bruno Schultz a présenté son expérience au sein de la Fédération des centres sociaux de Paris ; cette organisation regroupe 24 associations de quartier et en tout 34 sites animés par un grand nombre de bénévoles dont la mission est d’accompagner l’entrée dans l’informatique et internet de la population, pour lui permettre par la suite d’utiliser ces centres en libre service, grâce aux logiciels libres.

Atelier n°5 : la lutte contre l’exclusion numérique

Michel Briand, de l’association VECAM, co-organisatrice de cette rencontre, avec le ministère de la culture, à la cité des sciences de la Villette a animé cet atelier.

Pour représenter la ville de Brest et FOL29, Régine Roué a presenté l’internet de quartier à Kerourien. Cet organisme a la particularité de se situer dans son appartement, dans un HLM où le local est complètement intégré à la vie sociale de la population.

Cela met en valeur le rôle humain que peut prendre l’outil informatique quand il est utilisé comme un lien social entre une population pauvre et des animateurs à l’écoute de leurs besoins matériels aussi bien que psychologiques.

Ce principe a aussi été mis en valeur par Jean-Pierre Pinet qui oeuvre pour l’association ATD Quart Monde - Paris, à silloner les cités, avec pour passeport un portable, moyen de mise en relation, selon le concept d’internet de rue.

Ricardo Parilla et Jean Denoual nous ont présenté l’activité de l’association Emmaüs-Paris, dans le cadre des centres cyberagora qui permet l’accès des personnes de la rue aux TIC.

Il faut noter la grande réactivité du public dans cet atelier, montrant la charge émotive, pour les intervenant dans les actions qui associent les TIC avec les exclus de la société, preuve que l’usage des technologies qui portent la plus grnde plus-value psychologique de notre époque n’est pas réservée à une élite.