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4 novembre 2005 | Imprimer cette page

e Cameroun, siège de logiciels piraté

par Honoré TAPOKO

La société des droits de la littérature et des arts dramatiques la société des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra) et Microsoft élabore une stratégie conjointe de lutte contre la piraterie

Selon Ureds international, Cabinet chargé de l’étude du fléau de piraterie des logiciels au Cameroun, le taux de piraterie de logiciels dans le pays est de 98%, C’est dire que la quasi-totalité des logiciels en usage dans notre milieu (institution publique ou privée, ménages) est piratée. Pourtant, à en croire le Pr. Hubert Mono Ndjana, président du Conseil d’administration de (Sociladra), " le logiciel en tant que oeuvre de l’esprit est classé parmi les oeuvres protégées ", a rapporté dans son édition du 21 Octobre le journal le messager.
Le responsable de Ureds international, au Cameroun, a indiqué que : "c’est par ignorance que les gens utilisent des logiciels piratés". Cette ignorance est exploitée par les revendeurs ou "partenaires" de Microsoft, structure américaine de fabrication des logiciels. " Nous ne vendons pas nous-même nos produits. Pour le faire, nous travaillons avec des partenaires. Mais il se trouve que ces derniers, pour la plupart, achètent chez nous à bon prix, les copient avant de les revendre plus cher au consommateur ", déplore Abednego Hlatshwayo, son représentant en Afrique Subsaharienne. D’où l’énorme manque à gagner observé non seulement par cette société, mais aussi par l’Etat camerounais qui ne peut dans ces circonstances prétendre à une quelconque taxe. C’est pour mettre fin à cet état de chose que Abednego Hlatshwayo séjourne au Cameroun. Il est question pour lui de mettre sur pied avec l’assistance du gouvernement camerounais, ici représenté par la Sociladra - un plan d’action pour lutter contre cette forme de piraterie. La stratégie sera bâtie autour de celle que Microsoft expérimente déjà dans des pays comme le Nigeria, le Kenya, l’Île de la Réunion, l’Île Maurice, etc.
Un plan triennal qui s’articule en cinq axes principaux va être mis en place.
· Identification et classification des usagers ;
· information, éducation, communication ;
· Conformation et mise en garde ou phase non judiciaire ;
· Contrôle de conformité ou phase judiciaire ;
· Incitation, dissuasion et contrainte.
Ce plan couvrira l’étendue eu territoire camerounais avec des possibilités d’élargissement dans la Cemac et la commission du bassin du Lac Tchad.

Par Nadège Christelle BOWA
Le 21-10-2005
(Le Messager 21/10/2005)