Télécentres et cybercafés

 

  Femmes, Internet et développement durable  

  Internet en Afrique  

  Le développement durable  

  Espace formation  

  Centre de ressources  

  Nos services gratuits  

  Qui sommes-nous?  

  Nous contacter  

  Nous aider  

  Plan du site  

   
  >> Campus numérique  

Accueil : Le développement durable : Environnement :

22 décembre 2004 | Imprimer cette page
Enjeux des OGM pour l’afrique
par Kouma Laurent Dekalikan
 Dans la même rubrique    
 
Petite histoire de l’écologie
L’ eau
La forêt
Exploiter puis assainir est plus coûteux que de préserver
La forêt ne sauvera pas la Terre de l’excès de CO2
Sommes-nous en train de créer des ponts pour les technologies de pointe ou des pipelines pour les déchets ?
L’ état de l’environnement en Afrique
L ’Afrique ne manque pas d’eau !
Economie de la fonctionnalité
 
 

L’agriculture constitue la colonne vertébrale de l’économie de nombreux pays en développement.Près des trois quarts de la population des pays en développement en dépendent directement ou indirectement. En Afrique, le secteur agricole reste très important dans le tissu social et économique. Il représente environ un tiers du PIB. Les deux tiers environ de la population sont directement dépendants de la production agricole. La population rurale est majoritaire dans tous les pays. Selon les pays, elle représent 50 à 80% de la population. Leur système agraire est basé sur une agriculture de subsistance mixte à petite échelle (exploitations de type familial), combinant souvent plusieurs activités (cultures annuelles et pérennes, élevage,cueillette,...).Les systèmes productifs sont orientés vers les marchés essentiellement locaux. Les agriculteurs produisent leurs propres semences et les échangent sur les marchés locaux. La plupart des variétés cultivées sont rustiques et hétérogènes mais elles sont moins stables. Elles résultent d’un processus de sélection collective et empirique, qui repose sur la transmisssion des savoirs entre générations. A travers les échanges de variétés entre les communautés locales, s’opère un brassage génétique important. Les pratiques culturales et sociales liées à la production et à l’échange des semences de ferme permettent ainsi la conservation de la biodiversité agricole et l’émergence de nouvelles variétés. Les agriculteurs utilisent aussi régulièrement des semences achetées qu’ils réutilisent plusieurs années de suite. Ils n’ont pas généralement les moyens d’acheter les semences tous les ans. Les semences apportées de l’extérieur constituent une variété suppléméntaire, qui devra trouver sa place parmi les autres. Un paysan choisit parmi les variétés disponibles sur le terroir, en fonction des caractéristiques de la parcelle cultivée. L’achat de semence est une situation d’urgence, lorsque trop de semis ont été ratées par exemple. Lorsque le choix des semences est correctement effectué, les variétés conservent leurs caractéristiques pendant au moins 05 ans. Nos agriculteurs ont besoin plutôt que leurs semences locales soient plus étudiées pour répondre mieux à leurs conditions d’exploitation plutôt que de les exclure au profit des semences dont on ne connait pas l’impact sur la vie des espèces humaines et végétales locales.