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16 juillet 2005 | Imprimer cette page

L’Afrique vers une redécouverte de son identité architecturale ?

par N. Wihlm

Les architectes d’Afrique se sont réunis à Dakar du 9 au 12 février 2005, afin de débattre des problèmes d’architecture et d’urbanisme rencontrés sur le continent. Thème choisi : « Architecture et société ».
En effet, la société africaine dans son ensemble a besoin de connaître ses architectes ; car du sud au nord du continent, rares sont les pays où le recours à l’architecte est une obligation.

L’absence d’écoles de formation pose problème. Ainsi, la fermeture de l’école d’architecture de Dakar a contraint les futurs spécialistes du bâtiment et du secteur de la construction à rejoindre les grandes écoles à l’étranger (France, Canada...). Sur le continent africain, en dehors de l’Afrique du sud, il semble que les autres pays soient à la traîne.

De fait, l’Afrique moderne, celle qui construit des villes, garde peu de choses de son architecture traditionnelle. Les diversités architecturales s’effritent au profit d’une architecture étrangère à la culture africaine.

Les architectes africains devraient renouer avec les fondamentaux de leur architecture traditionnelle, répertorier le patrimoine et le mettre au centre de l’enseignement dispensé dans les écoles d’architecture. Charge ensuite aux gouvernants et clients particuliers de se tourner vers ces compétences au lieu de payer pour des résultats loin de l’africanité.
Quant aux concepts de développement durable et de qualité environnementale, il convient d’étudier dès maintenant comment adapter l’aménagement du territoire, l’architecture, la gestion de l’eau..., au réchauffement climatique.


L’émergence d’une ingéniérie et d’un aménagement de haute qualité environnementale associe une pluralité d’approches, de disciplines et de savoir-faire. Par exemple, le choix ou la valorisation d’un site prend en compte la nature du sol, la pluviométrie, le relief, les pollutions, les régimes et types de vents, la faune et la flore, les constructions pré-existantes, l’infrastructure environnante, l’inondabilité, la sismicité... : un choix des « terrains » au sens géographique, socio-économique, culturel, écologique.

Pour en savoir plus sur les théories et les pratiques en architecture, climat, énergie, environnement et milieu urbain dans le cadre du développement durable, vous pouvez consulter :

- le site de l’Association pour la Haute Qualité Environnementale (HQE) ;

- le site du cycle d’études postgrades en Architecture et Développement Durable, avec des liens utiles et une liste de travaux de maîtrise consacrés à ces sujets ;

- l’article Tradition africaine consacré à l’architecte zimbabwéen Michael Pearce (source : www.jeuneafrique.com)