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10 septembre 2005 | Imprimer cette page

Benin - Développement du secteur de l’éducation : la nécessité d’investir dans les nouvelles technologies.

par Daouda Hamadou

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont aujourd’hui incontournables pour le développement de l’éducation.

Aujourd’hui, les cours dispensés dans les écoles, collèges et amphithéâtres ne suffisent plus pour combler les besoins énormes de formation et d’information des jeunes. Ainsi, ces derniers font recours à l’Internet pour parfaire les notions qui leur sont enseignées. Aux heures de repos, tous les cybers font le plein. Et la clientèle de ces centres informatiques est essentiellement constituée de jeunes écoliers, élèves et étudiants. Ils y font des recherches afin d’améliorer leurs connaissances. Le besoin de se cultiver grâce aux Ntic, se fait beaucoup plus sentir chez les étudiants. Car, c’est une opportunité pour eux de savoir ce qui se passe ailleurs, dans d’autres universités du monde. Aussi, est-il loisible de voir des étudiants béninois faire des échanges de cours avec leurs camarades d’autres pays africains ou d’autres continents. Beaucoup de professeurs de nos Universités utilisent aussi ce moyen pour actualiser leurs cours et se mettre au même diapason que leurs collègues de l’extérieur sans avoir à faire le déplacement. L’Internet a surtout favorisé le développement des cours à distance. Ainsi, beaucoup de jeunes Béninois peuvent suivre des formations diplômantes à moindre coût dans des universités étrangères grâce aux nouvelles technologies.
Ayant pris conscience de la nécessité que constituent les nouvelles technologies pour le développement du secteur prioritaire de l’éducation, le gouvernement a fait des efforts pour permettre aux jeunes d’y avoir accès. A cet effet, les Universités sont dotées de matériels informatiques et surtout de la connexion internet. Des matériels informatiques sont aussi mis à la disposition des établissements secondaires pour une initiation des élèves. Pour encourager les privés à investir dans le secteur des nouvelles technologies, le gouvernement offre des conditions beaucoup plus favorables à l’importation des matériels informatiques au Bénin. Cependant, force est de constater que ces efforts ne suffisent pas.
En effet, quand on prend le cas des Universités, on remarque que les centres informatiques équipés de la connexion au réseau Internet existants ne suffisent pas pour satisfaire les besoins des usagers. Parfois, les conditions d’accès ne sont pas à la portée des étudiants. C’est le cas par exemple de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) où on oblige les étudiants à payer la somme de 10.000f cfa pour bénéficier des services du centre informatique. En ce qui concerne les établissements secondaires, le gouvernement se contente tout simplement de les équiper de quelques machines informatiques, sans leur assurer la connexion à l’Internet. Or, à quoi peuvent servir des ordinateurs aujourd’hui lorsqu’ils ne peuvent pas permettre aux bénéficiaires de se cultiver, de s’ouvrir sur le monde ? Pourtant, la connexion ne coûte pratiquement rien de nos jours. Pendant que sous d’autres cieux, les nouvelles technologies sont intégrées aux programmes éducatifs, ici, au Bénin, l’Internet reste encore un luxe pour des jeunes de certaines régions reculées de notre pays. Le cas des écoles primaires se veut plus déplorable. Car à ce niveau, les enfants n’ont aucun contact avec cet outil précieux. Il leur faudra atteindre le collège avant de découvrir ces merveilles, à moins d’être dans un milieu urbain ou d’avoir des parents nantis.

Au regard de l’importance des nouvelles technologies pour le développement de tous les secteurs d’activités, et surtout de l’éducation, le gouvernement doit tout mettre en oeuvre pour favoriser l’accès des jeunes aux Ntic. A cet effet, il ne s’agira pas seulement d’abattre les taxes sur l’importation des matériels informatiques ou de donner des ordinateurs aux écoles. Il faudra faire des efforts pour intégrer les Ntic aux programmes enseignés dans nos écoles et universités. Toutes les écoles doivent être équipées d’Internet, afin de ne pas faire des jeunes des analphabètes du 3ème millénaire.

Source : allAfrica.com