Accueil : Espace formation : Formations gratuites : Economie :

16 juillet 2005 | Imprimer cette page

Sécurité aérienne : Stop aux compagnies poubelles !

par Kouma Laurent Dekalikan

Lomé accueille pendant deux jours une réunion d’experts du transport africain réunissant l’ ASECNA, la Coopération française, la Direction générale de l’aviation civile française (DGAC) et le bureau de certification Veritas .Ce dernier entend remettre en cause certaines conventions conclues avec des pays africains concernant les certificats de navigabilité des avions commerciaux. Beaucoup d’appareils qui volent en Afrique ne sont pas aux normes internationales.

Cette remise en cause des certifications concerne un certain nombre de membres de l’ ASECNA (l’agence qui gère l’espace aérien africain). Il s’agit du Bénin, du Burkina-Faso, du Cameroun, du Congo-Brazza, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée-Equatoriale, de Madagascar, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, de la RCA, du Sénégal, duTchad, et du Togo.

Pour le Bureau Veritas, les problèmes sont multiples. Il y a d’abord la vétusteté des avions et leur manque d’entretien ; il y a ensuite les problèmes d’assurance.

La réunion de Lomé a également pour objet d’évoquer la formation du personnel naviguant et celui de l’aviation civile dans les pays membres de l’ASECNA.

La libéralisation du ciel africain depuis plusieurs années a provoqué l’apparition de nombreuses petites compagnies dont le sérieux n’est pas la qualité première.

Le crash l’année dernière d’un avion de la compagnie Gabon Express sur une plage de Libreville en est le parfait exemple.