Accueil : Qui sommes-nous ? : Nos correspondants :

24 juin 2005 | Imprimer cette page

La fracture numérique Nord- Sud et les moyens engagés pour la réduire

par Daouda Hamadou

Avec 39 Internautes pour 10.000 Habitants et un PIB par habitant de 300 US$, le Burkina Faso est certes, 30 fois moins connecté que la France, mais son revenu par habitant est 82 fois inférieur. Cette « fracture » se retrouve dans tous les indicateurs économiques sans qu’il soit possible de constater un décrochage spécifique en matière de technologies de l’information. Bien au contraire, les indicateurs de « connectivité », reflètent une pénétration relative plutôt favorable aux technologies de l’information malgré le niveau précaire des infrastructures de télécommunication et la qualité de service médiocre qui en découle.
Mais cette situation qui dénote l’absence de fort blocage politique ou culturel est-elle prometteuse ? Certes, la communauté internationale a fait de la diffusion des TIC le thème principal de plusieurs réunion du plus haut niveau, telles que l’ECOSOC (Conseil économique et sociale de l’ONU) et le G8 (Sommet des huit pays les plus industrialisés) et a organisé un Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI). Mais les politiques proposées sont-elles a même de renforcer le potentiel des pays les plus pauvres en matière de technologies de l’information ?
Dans ce papier, nous reviendrons sur l’histoire de la coopération Nord Sud en matière d’informatique, nous analyserons la politique de coopération en matière de TIC, menée depuis l’avènement de l’Internet jusqu’au SMSI de Genève pour mettre en évidence les tendances et les objectifs.
Finalement, nous serons amenés à constater que la formation technique, sans laquelle il n’est pas d’appropriation possible de nouvelles technologies n’est plus une priorité des agences internationales.

Fracture numérique ou fracture économique ?

Le Sénégal, le Brésil et l’Égypte, remarquablement bien placés ont affiché des politiques volontariste en matière de TIC. Le score du Sénégal est tout à faite remarquable mais pas totalement inattendu. Ce pays dispose d’une excellente école d’ingénieurs [1] qui a joué un rôle moteur dans l’introduction d’Internet (PARÉ, 2000). Il est animé d’une volonté politique que traduit l’engagement du pays dans le volet TIC du NEPAD et la bataille mené par le Président Wade au SMSI pour obtenir la création d’un « fonds de solidarité numérique ».
Ces chiffres traduisent aussi la volonté africaine, relative aux moyens disponibles, d’investir l’Internet. Les cybercafés et télécentres assurent un partage efficace des ressources. Ils se sont multipliés dans toutes les grandes villes depuis quelques années. Ils se comptent par centaines dans les grandes capitales et leur nombre continue à croître. Ils offrent des services diversifiés couvrant la palette des besoins en informatique et bureautique : formation, assistance, services d’impression, Web Cam et « téléphonie sur Internet ».
A pouvoir d’achat égal, les Africains se montrent plus nombreux que les européens ou les américains à vouloir utiliser Internet. Loin de refuser cette nouvelle modernité, l’Afrique montre un enthousiasme que traduit la multiplication des initiatives locales de promotion des TIC. Le cybercafé, source d’information et lieu de palabre, réconcilie modernité et tradition (OUEDRAOGO, 2004). Internet répond à des besoins criants, il offre une solution partielle mais réelle au fonctionnement aléatoire de certains services postaux, au besoin de s’informer, au manque de bibliothèque scolaire [2] et universitaires [3], aux monopoles commerciaux…
Il faut donc conclure de ces chiffres que le numérique, les TIC, ne constituent pas un facteur de renforcement de la fracture Nord-Sud. Au contraire, nouveau vecteur de communication, ils font plutôt office de passerelle pour la circulation des idées et l’échange de savoirs. Il n’est plus possible de parler de la même manière de l’excision ou du Sida ou d’interdire la diffusion d’un rapport international [4]. Les sites et forums africains ne sont multipliés. Ils traduisent la vivacité des débats d’idées sur les grandes questions du continent. Internet est devenu un des grands médias sur lesquels se construisent les démocraties africaines (CHEVAL, 2002).
Cependant la situation est contradictoire. Si la fracture numérique ne doit pas être surestimée, elle ne doit pas pour autant être négligée car la situation économique générale des PMA [5] est préoccupante L’écart se creuse avec les pays de l’OCDE. Les écoles supérieures et les universités qui forment les ingénieurs et techniciens traversent une période difficile. Les financements publics nationaux et internationaux sont à la baisse. La fuite des cerveaux affecte particulièrement l’informatique. Elle rend toujours plus difficile le recrutement de cadres compétents, hypothéquant les capacités d’étendre l’usage des TIC dans un proche futur.
La fracture numérique est en bonne position dans les agendas internationaux. Déclaration, colloques et séminaires se multiplient. Les TIC sont appelées en renfort pour favoriser la bonne gouvernance, améliorer l’éducation, la santé, le commerce agricole… Mais les moyens mis en œuvre favorisent-ils l’appropriation du savoir-faire sur lesquelles se construit la société de l’information ?

L’informatique et l’Afrique

Les nouvelles technologies sont déjà anciennes. Dès la fin des années 1950, l’UNESCO crée le CIC (Centre international de calcul) qui devient IBI (Bureau Intergouvernemental pour l’informatique) en 1974, pour « accélérer le développement » (Benchenna, 2005). Mais l’informatisation de l’Afrique ne commence vraiment qu’après les indépendances avec l’informatisation des grandes administrations publiques et le secteur bancaire (NDIAYE, 1995). Les responsables africains prennent très tôt conscience de l’enjeu informatique puisque en 1970, onze pays francophones (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Centrafrique, Gabon, Niger, Sénégal, Tchad, Togo) décident de s’associer pour créer une école supérieure spécialisée dont la mission sera de former les cadres informaticiens (PARÉ, 2000) : l’IAI, Institut africain d’informatique qui sera basée à Libreville (Gabon). Cette école a formé une grande partie des cadres informaticiens d’Afrique francophone dont nombre d’entres eux sont aujourd’hui enseignants, chercheurs et hauts fonctionnaires. Ses anciens élèves et professeurs ont été à l’origine de la création des départements universitaires et des écoles spécialisées de la sous-région [6]. L’existence de cette école multi états a permis le développement d’une petite communauté scientifique régionale d’informaticiens qui s’exprime dans l’organisation biennale des « Colloque africain de recherche en informatique ou CARI [7] ». La création de l’IAI doit être considérée comme le premier grand projet de coopération international en matière d’informatique.
L’Internet

Internet est introduit en Afrique à la fin des années 80, c’est-à-dire dans la phase expérimentale et non commerciale du Net. Trois projets joueront un rôle pionnier : « RIO » mené par l’Orstom [8] à partir de 1989, « RINAF » lancé par l’UNESCO en 1992 et « REFER » qui est engagé en 1994 par l’organe universitaire de la Francophonie [9].
RIO (Réseau Intertropical d’ordinateurs), va étendre à l’Afrique le réseau mis en place en France : relier entre eux les établissements et laboratoires, les connecter aux réseaux mondiaux de la recherche et de l’enseignement supérieur. Le projet associera de nombreux acteurs : universités, ONG, centres culturels… (DUCASSE, 2002).
RINAF (Regional Informatics Network for Africa) s’attachera à sensibiliser les autorités et à définir des concertations sous-régionales. Il réussit à faire naître, sur une échelle continentale de 41 pays, un réseau de spécialistes, et constitue le premier grand projet de sensibilisation des responsables politiques africains. (Jensen 1998, Abba 1998).
REFER (Réseau francophone de l’enseignement et de la recherche) s’attache au développement de contenus (francophones). Cette approche contenu qui a eu les faveurs de la diplomatie française était d’autant plus justifié qu’Internet restait presque exclusivement anglophone. Dans le même temps les projet PADIS et CICECA mené par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique avec l’appui du CRDI se contreront au développement de contenus locaux anglophones (UNECA 1995).
Une première conclusion s’impose, jusqu’à la fin des années 90, la coopération internationale en matière d’informatique met l’accent sur la sensibilisation, la formation et la recherche
Le tournant libéral

A partir de 1994-95, Internet sort de son confinement. Il quitte le strict périmètre de la communauté scientifique pour devenir le standard mondial de l’information numérique. Ce succès est aussi celui de la technologie américaine. L’administration Clinton va en faire un atout de sa stratégie industrielle et commerciale de reconquête. En septembre 1993, la Maison Blanche lance le projet « NII » d’infrastructure national de l’information (NII, 1999) pour stabiliser la position américaine sur le réseau mondial et encourager la généralisation d’Internet dans le pays.
Deux programmes de coopération internationale sont emblématiques de ce nouveau contexte. Le premier, « Initiative Leland », est lancé par l’agence officielle américaine USAID. L’objectif est d’aider les opérateurs de télécommunication africains à mettre en oeuvre les infrastructures (liaison internationales, concentrateurs, modems…) nécessaires au déploiement d’Internet et de créer des services d’accès (USAID, 1999). Ce projet constitue un des prolongements internationaux de la politique nationale NII (AKAM 2002).
Le second programme, « Information pour le développement » (InfoDev), est mené par la Banque mondiale et s’inspire de la logique des « stat-up ». Il s’agit de distribuer des petites subventions à des projets prometteurs qui démontreront les potentialités des TIC pour le développement.
Ces deux projets ne sont pas seulement complémentaires dans leurs fonctions, l’un s’occupant des infrastructures, l’autre des applications. Ils affichent le même objectif politiques : l’ouverture du marché des télécommunication à la concurrence et la privatisation. L’un comme l’autre veulent constituer un partenariat avec les grandes firmes internationales pour assurer le co-financement et le suivi des programmes. Ils inaugurent la nouvelle donne de la coopération nord-américaine qui assigne un rôle essentiel à l’initiative privé [10]. En juin 1985, pour lancer InfoDev, la Banque mondiale réunit des grands patrons de l’industrie (dont IBM, Siemens, HP…) et leur propose de cofinancer un programme destiné à « promouvoir (…) les réformes et les investissements dans les pays en développement » et à favoriser « la mise en place d’un climat favorable au marché [11] ».
On le voit, un fossé sépare les projets RIO et RINAF des projets élaborés à Washington par la coopération américaine et la Banque mondiale. Si les premiers n’avaient d’autre objectif que de favoriser l’appropriation de la technologie par les pays africains, les seconds visent avant tout un objectif politique : l’ouverture à la concurrence du marchés des télécoms, considérée comme condition sine qua non de la pénétration des TIC. La question de l’appropriation des techniques n’est pas posée. Infodev ne consacrera qu’une part marginal de son fond à la formation technologique [12].
L’initiative Leland comme InfoDev ne réussiront pas à attirer des fonds privés en quantité significative. Avant même que le secteur privé ne soit totalement convaincu par sa nouvelle responsabilité de bailleur de fonds, la crise asiatique [13] eut vite fait de refroidir les plus décidés.

A partir de 2000, l’ONU et le G8 vont plus directement s’intéresser aux TIC. L’industrie informatique affiche une santé impressionnante grâce au « bug du millénaire » et au passage à l’Euro. La bulle Internet est à son apogée. En Juillet 2000, le Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC) dont la déclaration finale porte sur « le rôle des technologies de l’information dans le cadre d’une économie mondiale basée sur la connaissances », exhorte les États membres à mener en urgence des actions concertées pour réduire la fracture numérique (ECOSOC, 2000). Un groupe de travail UN ICT Task Force est créé par le Secrétaire général des Nations unies pour « trouver les moyens d’actions rapides d’étendre le bénéfice de la révolution numérique ». Une semaine plus tard, le G8 qui se réunit à Okinawa surenchérit en proposant une charte affirmant que « les TIC sont en train de devenir un des principaux facteurs de la croissance de l’économie mondiale » et qu’elles « ouvrent des perspectives considérables pour les économies émergentes ou en développement » (G8, 00). Un groupe de travail, la « DOT force » est chargé de faire des propositions qui seront débattues au sommet suivant. Déclarations, Chartes et groupes de travail vont plaider pour un partenariat public - privé. C’est dans ce contexte que la proposition de l’Union internationale des télécommunications (UIT) d’organiser un « Sommet mondial sur la société de l’information » est avalisée par l’ONU.
L’effondrement de la bourse réduira, une fois encore, l’ambition des opérateurs et fera oublier les promesses du G8. La fracture numérique, très féconde en déclarations, ne mobilisera pas les fonds promis en 2000. Lorsque approche l’échéance du Sommet mondial sur la société de l’information dont la première phase se tiendra à Genève en décembre 2003, les organisateurs éprouvent les pires difficultés à réunir les financements nécessaires. Les industriels semblent bouder ce sommet qui devait donner l’exemple d’un nouveau partenariat associant public, privé à même de mobiliser des fonds pour aider les pays en développement à réduire la fracture numérique.
Plusieurs conclusions s’imposent. La première, c’est que depuis la fin des années 2000, la lutte contre la fracture numérique se confond avec des objectifs de politique économique : la privatisation des opérateurs et l’ouverture à la concurrence.
La seconde, c’est la volonté toujours réaffirmée malgré les maigres résultats, d’associer les opérateurs privés au financement des actions de coopération dans le cadre d’un partenariat public privé (PPP). Le PPP est devenu le maître mot des agences de coopération internationale [14]. Le peu d’intérêt des industriels pour les pays ACP présentant un risque élevé et un marché potentiel étroit, l’instabilité, l’extrême sensibilité des groupes à la conjoncture boursière, ne semblent pas émouvoir les responsables des grandes agences qui ont fait du PPP l’élément clé de la leur stratégie TIC.

La formation technique et le partenariat public - privé

La formation technique est directement victime de ce contexte. Elle n’est pas totalement oubliée mais intégrée dans la nouvelle donne au dépend du système de formation « classique » qui repose sur les écoles et universités nationales. Deux grands projets sont emblématiques du nouveau contexte : « l’Initiative Internet pour l’Afrique » (IIA) mené par le PNUD, et « l’Université virtuelle africaine » (UVA) lancé par la Banque mondiale.
L’IIA, outre le PNUD, associe l’USAID [15] et d’autres partenaires bilatéraux. Il consiste à implanter des « académies CISCO [16] » dans 24 pays parmi les moins avancés. Avec 80% du marché mondial des boîtiers d’interconnexion pour les réseaux informatiques et télécoms, CISCO est, comme Microsoft, un des principaux leaders de l’informatique. Les académies CISCO proposent un enseignement standard à travers des relais locaux implantés dans 145 pays. Le produit inclut la formation, l’évaluation et les diplômes : Cisco Certified Network Associate (CCNA) et Cisco Certified Network Professional (CCNP).
L’UVA [17], lancé par la Banque mondiale est co-financé par Microsoft et présidé par Jacques Bonjawo « senior manager » au Siège mondial de la firme à Redmond (États-unis). Celui-ci nous explique que les université africaines faisant face à de « graves difficultés financières », n’ont plus les moyens d’assumer correctement leur mission. Il en déduit que les étudiants doivent se tourner vers l’Université Virtuelle africaine qui constitue « une chance pour l’Afrique » [18]. Notons que cette chance bénéficie, outre la tutelle de Microsoft, de l’appui de grandes universités du Nord, du financement de la Banque mondiale, et vient de recevoir un don de 7,68 millions de dollars du Fonds africain de développement. De nombreuses universités publiques aimeraient bénéficier d’une telle chance en Afrique…
Une telle situation, où le partenaire privé, fournisseur de l’état ou d’un service public de formation, devient promoteur de la formation, évaluateur et finalement, tel CISCO, certificateur de diplômes, est en contradiction avec toute la tradition humaniste sur laquelle repose nos principes d’éducation.
Il n’y a rien d’exceptionnel, ni de condamnable à ce que CISCO dispose d’un réseau de formation, c’est le cas de tous les grands industriels de l’informatique. De même qu’il est tout à fait légitime pour des universités de se grouper pour proposer un service d’enseignement à distance. Là où il y a confusion des genres, c’est lorsque CISCO ou Microsoft sont chargés par des institutions intergouvernementales d’assurer des tâches d’éducation. L’autonomie du dispositif de formation vis-à-vis des industriels est une question stratégique, au Nord comme au Sud. Elle garantit que les savoirs enseignés ne seront pas corrompus pour servir des intérêts particuliers. Il est à noter que l’UVA, n’enseigne pas les logiciels libres comme le reconnaît son président dans une récente interview [19]. Il ne s’agit pas, bien sûr, de refuser les dons de matériel ou de logiciels, mais toute contrepartie éducative ou pédagogique à ceux-ci et donc tout partenariat stratégique. Ces principes n’échappent généralement pas aux autorités des pays concernés. Mais ont-ils le choix lorsque le budget d’éducation est dépendant de l’aide internationale ?
Très récemment (début 2005), un plan de formation d’ingénieurs et technicien burkinabés aux technologies de la dématérialisation (gouvernance et commerce électronique) a du être annulé alors que son financement par la Banque mondiale était prévu. Le principal motif invoqué est le retard pris par le pays dans la « mise en conformité » de son cadre légal, priorité fixé par l’Institution internationale...

Conclusion

Faut-il pour autant condamner tout partenariat pour le développement entre les agences de coopération et les entreprises ? Ce serait refuser des moyens et des savoir-faire indispensables. La Chine et l’Inde, ont su développer des partenariats avec des industriels du Nord, et bénéficier de l’apport technologique de ces investisseurs étrangers. Mais ces pays ont avant tout développé un potentiel de formation autonome et efficace et formé les cadre techniques à même de tirer parti des opportunités technologiques.

Bibliographie

ABBA L.,1998 GEBREHIWOT A., LAZZARONI A., TRUMPY S., Development of research networking in Africa - UNESCO
AKAM N., ANATE K., 2002, Les promoteurs : l’exemple de l’initiative Leland, Internet en Afrique subsaharienne : acteurs et usages - MSHA Publications en ligne : http://www.msha.fr/msha/publi/en_ligne/Netafriq/home.htm
ARVANITIS, R, 2004, "La mondialisation des formations : vers l’uniformisation et ou la diversification des savoirs ?" in Chine et mondialisation. Troisième séminaire inter-culturel sino-français de Canton (Guangzhou, 31 mai-2 juin 2002). Zheng, Li-Hua & Yong Xie (Eds.). Paris : L’Harmattan, pp. 289-298.
BENCHENNA, A., 2005, TIC & Développement, Vol. 1, Réduire la fracture numérique Nord/Sud, une croyance récurrente des organisations internationales (http://www.tic.ird.fr/article.php ?id_article=110)
BERNARD E., 2003, Le déploiement des infrastructures Internet en Afrique de l’Ouest, Thèse De Doctorat, Universite Montpellier III - Paul Valery,
BONJAWO J., 2004, L’université virtuelle : une chance pour le continent, Géopolitique Africaine No. 17 : http://www.african-geopolitics.org/home_french.htm
CHEVAL JJ., LENOBLE-BART A.,PARÉ C., C, TUDESQ A-J. - 2002, Médias africains et Internet, Internet en Afrique subsaharienne : acteurs et usages - MSHA Publications en ligne : http://www.msha.fr/msha/publi/en_ligne/Netafriq/home.htm
DUCASSE R., Akam N., Koua-Saffo M., Tudesq A.-J., 2002 -Étude historique de l’internet en Afrique - Internet en Afrique subsaharienne : acteurs et usages - MSHA Publications en ligne http://www.msha.fr/msha/publi/en_ligne/Netafriq/home.htm
G8, 2000, Déclaration finale du G8 d’Okinawa (http://europa.eu.int/ comm/external_relations/g7_g8/intro/ conclusions.htm), Okinawa Charter on Global Information Society (http://europa.eu.int/comm/external_relations /g7_g8/intro/ global_info_society.htm
JENSEN M., 1998 The Regional Informatics Network for Africa (RINAF) ; An External Evaluation for UNESCO, UNESCO CII-98/WS/14
NDIAYE M., 1995, Étude sur l’efficacité des Instruments de la politique de l’Informatique en Afrique : le cas de Mali, UNECA
NII, 1999, The National Information Infrastructure : http://www.ibiblio.org/nii/toc.html
ONU, 2000, Déclaration finale de l’ECOSOC : http://habitat.igc.org/undocs/e2000l9.htm
OUEDRAOGO S., 2004, l’ordinateur et le djembé, Ed. L’Harmattan.
PARÉ C., 2000, L’introduction de l’informatique en Afrique - Marchés Tropicaux
RENAUD P., MICHAUX M., 1991, The RIO, an international research network in developing countries - IFIP TC6/ICCC 3rd Conference, Tunis, Computer Communication Elsevier sc. Publ. BV
RENAUD, P. 2002, La jeunesse africaine face à la fracture numérique - Agora n°26 - 4è trimestre 2001-Les jeunes dans la société de l’information, édition l’Harmattan
THE WORLD BANK, Annual Report 1996, Chapitre 3, principaux programmes, développement du secteur privé - http://www.worldbank.org/html/extpb/annrep96/ french/ wbar04.htm)
THE WORLD BANK, 2003, ICT for Developpement, contribution to the millenium development goals
UNECA 1995, The Programme of the United Nations Economic Commission for Africa on Information Technology for Development, http://www.uneca.org/ ca_resources/Major_ECA_Websites/padis/what/ecaonit.htm
USAID,1999, L’initiative Leland http://www.usaid.gov/regions/afr/leland/

[1] École supérieure polytechnique, Dakar - Thies : http://www.esp.sn

[2] Certain professeurs de lycée, notamment à Libreville (Gabon), demandent maintenant aux élèves d’effectuer des recherches documentaires sur Internet.

[3] Une proportion croissante des supports de cours universitaires sont pris sur Internet.

[4] Le meilleur exemple est a diffusion en temps réel du rapport de Reporter sans frontière sur l’assassinat du journaliste Norbert Zongo qui s’est faite le jour même de sa publication, obligeant le présidence du Burkina-Faso à s’expliquer.

[5] Pays les moins avancés

[6] On retrouve d’anciens élèves et d’anciens enseignants de l’IAI dans les équipes pédagogique des école polytechniques de Yaoundé (Cameroun), Dakar (Sénégal), Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) et dans les université de Niamey, Ouagadougou et Bobo-dioulasso (Burkina Faso).

[7] Le colloque international CARI est organisé tous les deux ans. Il réunit des chercheurs africains « de l’intérieur » et de nombreux thésards travaillant aux Etats-Unis, au Canada et en Europe. Cette rencontre contribue à améliorer le niveau de l’enseignement et à maintenir un contact scientifique avec la diaspora. CARI a été lancé par l’Université de Yaoundé et l’INRIA. Il est soutenu par le Ministère des Affaires étrangères, l’UNESCO et un grand nombre d’établissement de recherche. Il s’est tenu à Yaoundé, Ouagadougou, Libreville, Dakar, Antananarivo.

[8] Institut français de recherche pour le développement en coopération, renommé IRD (Institut de Recherche pour le développement) en 1999.

[9] AUPELF aujourd’hui nommé Agence Universitaire de la Francophonie (AUF)

[10] « Au lieu d’investir dans l’infrastructure des services de téléphone, la Banque s’attache plutôt, aujourd’hui, à appuyer les réformes sectorielles qui ouvrent la voie à la concurrence et à la mobilisation de capitaux et d’opérateurs privés. Ses prêts classiques en matière de télécommunications sont ainsi en recul, tandis que progressent ses activités d’assistance technique pour la préparation des régimes réglementaires et la restructuration des programmes. » (WB, 1996)

[11] « En juillet 1995, environ 150 bailleurs de fonds, représentants de l’industrie informatique et spécialistes de ce secteur ont participé à la première conférence sur l’infrastructure de l’information organisée par le Groupe de la Banque. Cette conférence a examiné le rôle joué par l’information dans le développement économique, et les participants ont discuté de la manière dont la Banque peut, aux côtés du secteur privé, aider au mieux les pays en développement à établir, obtenir et utiliser des moyens d’infrastructure modernes dans ce domaine. La réunion a débouché sur la création du Programme InfoDev (Information pour le développement), qui a pour but d’amener les spécialistes du secteur, les autres bailleurs de fonds, la Banque et ses emprunteurs à s’attacher ensemble à répondre aux besoins du développement au moyen des applications technologiques », (WB 1996)