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24 juin 2005 | Imprimer cette page

Halte à l’excision ! ........Par Kouma laurent DEKALIKAN

par Kouma Laurent Dekalikan

Une importante réunion sur l’abolition de l’excision au Togo vient de se tenir à Atakpamé, chef-lieu de la préfecture de l’Ogou. Initiée par l’Organisation pour le Développement et l’Incitation à l’Auto-Emploi (ODIAE), cette rencontre est l’aboutissement de plusieurs mois d’investigations. Etaient conviés, les chefs traditionnels et des décideurs des mutilations génitales féminines (MGF), en l’occurrence, les responsables des couvents traditionnels et les chefs fétichistes de la préfecture de l’Ogou, ainsi que des exciseuses.

"Il nous a fallu une année de travail, au cours de laquelle nous avons déployé des animateurs sur le terrain, pour identifier les exciseuses", a expliqué un des responsables de l’ODIAE."Leurs témoignages nous ont éclairé sur la façon dont les choses se passent. Il existe une organisation structurée avec des responsables qui sont les véritables donneurs d’ordre ».

Restait, ensuite, à convaincre tout ce beau monde (exciseuses et décideurs de l’excision), de prendre part à une réunion sur ces pratiques. Ce que l’ONG a, apparemment, réussi à faire avec l’aide de l’International Act (Intact), une organisation allemande qui s’investit beaucoup dans la lutte pour l’éradication des mutilations génitales féminines (MGF) au Togo et au Bénin.

L’objectif de la réunion d’Atakpamé était d’amener les chefs traditionnels, les chefs de couvents et les fétichistes à prendre l’engagement d’arrêter ces pratiques.

Rappelons que l’excision est interdite au Togo depuis l’adoption d’une loi en 1998.

L’Ong ODIAE n’entend toutefois pas en rester là. "La prochaine phase de notre programme d’action contre les mutilations génitales va consister à envoyer nos agents dans les couvents pour sensibiliser les adeptes sur les conséquences dramatiques de l’excision