Accueil : Espace formation : Formations gratuites : Economie :

17 avril 2005 | Imprimer cette page

Finalair : Escroquerie de haut vol ?

par Kouma Laurent Dekalikan

La compagnie aérienne togolaise, Finalair, créée par Guy Ametana semble être à l’origine d’une escroquerie. Des billets ont été vendus par la compagnie cet été, sur le tronçon Paris-Lomé, sans qu’aucun vol n’ait été effectué. Témoignages éloquents de victimes.

Les clients de Finalair, compagnie aérienne togolaise, victimes d’escroquerie ? C’est ce qu’indiquent des témoignages reçus spontanément à la rédaction Le Togolais de personnes qui ont acheté, pendant la période estivale, des billets Finalair Paris-Lomé mais qui n’ont pas été transportées par la compagnie. "Lancée en août 2002 par Guy Ametana, la compagnie togolaise Finalair va proposer au début d’avril deux nouvelles rotations hebdomadaires : Paris-Lomé-Ouagadougou et Paris-Lomé-Cotonou. [...]. En mai, Finalair devrait assurer une liaison hebdomadaire Paris-Lomé-Brazzaville", pouvait-on lire sur le site L’Intelligent en mars dernier. Finalair semble alors prometteuse et crédible. Une crédibilité sur laquelle semble avoir joué la compagnie.

Ni vu, ni connu, envolé !

Une opinion que partage, Louis Vrignault, l’une des victimes de la compagnie. Pour lui « une compagnie aérienne qui fonctionnait relativement bien jusqu’alors vend des billets en agence et annule ensuite ses vols, laissant ses clients en plan... ». En effet, « Depuis cet été, les vols ont cessé. Les billets achetés et les réservations effectuées n’ont pas été honorées. Un remboursement aurait donc dû être mis en place mais à ce jour, le numéro de téléphone de l’agence Finalair n’est plus attribué et l’agence semble être à l’abandon. Monsieur Ametana n’est également plus joignable, y compris à son domicile(…) où son numéro personnel n’est plus attribué, ainsi que ses associés qui ont, semble t-il, tout comme lui, disparus... Cet été, des familles entières ayant voyagé à Lomé ont du racheter un billet pour rentrer en France » indique Ludovic Rousselot, une autre victime.

Finalair affrétait les avions de la compagnie aérienne Euralair. La société disposait d’une agence sise 17 Rue Rocroy, dans le 10e arrondissement, à Paris (France). Elle jouissait également d’une représentation dans la capitale togolaise, Lomé. La compagnie s’y serait d’ailleurs fait connaître par ses clients, l’année dernière, à coup d’annonces publicitaires. L’épisode Finalair est l’illustration des difficultés que rencontrent les nouvelles compagnies aériennes africaines qui ont repris la relève de la « comateuse » Air Afrique. La liquidation de la société n’est en effet pas encore terminée ! A ce stade, l’on en viendrait même à regretter la multinationale pourtant fort décriée !