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10 avril 2005 | Imprimer cette page

Faciliter l’accès à l’eau potable

par Kouma Laurent Dekalikan

Le président français Jacques Chirac a appelé vendredi la communauté internationale à se mobiliser pour financer l’accès à l’eau en Afrique d’un coût de 14 milliards de dollars en dix ans, dans un message à une conférence internationale à Paris sur l’eau et l’assainissement en Afrique rurale.

"La conférence de Paris marque la première étape d’une nouvelle mobilisation", a dit M. Chirac dans ce message lu par Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et représentant personnel pour l’Afrique du président français, à l’ouverture de cette conférence.

Cette mobilisation "doit nous permettre de renforcer la coordination de l’ensemble des acteurs - donateurs et pays africains - afin d’améliorer l’efficacité de l’aide" et "de financer intégralement la réalisation en Afrique de l’objectif du Millénaire sur l’accès à l’eau et à l’assainissement", a-t-il déclaré.

Le chef de l’Etat a souligné que "la France prendra toute sa part à cette mobilisation. J’appelle solennellement aujourd’hui l’ensemble de la communauté internationale à se joindre à cet effort".

La Banque Africaine de Développement (BAD), qui organise la conférence, a lancé en mars 2004 une initiative en ce sens qui vise à permettre à 300 millions de personnes d’avoir accès à l’eau et à l’assainissement d’ici à 2015.

Le coût de ce programme a été estimé 14 milliards de dollars sur dix ans.

Mais, pour M. Chirac, "l’inaction est non seulement un scandale moral mais encore une absurdité économique" car, selon lui, le coût de la situation actuelle en matière de santé, d’éducation et alimentaire s’élève à 22 milliards de dollars par an.

L’Afrique dispose de gigantesques ressources en eau, mais leur utilisation demeure extrêmement basse, l’agriculture, l’usage domestique et l’industrie n’utilisant annuellement que 3% des ressources du continent, selon la BAD.

De ce fait, 47% seulement de la population africaine a accès à l’eau potable, contre une moyenne mondiale de 71%.