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10 avril 2005 | Imprimer cette page

L’état des lieux des TIC au Niger

par Daouda Hamadou

Les Nouvelles technologies de l’information et de la communication constituent un outil essentiel dans la lutte contre la pauvreté notamment pour améliorer le niveau des soins de santé primaire et le taux d’éducation.
Cependant , plusieurs contraintes s’opposent au développement des NTICs au Niger. Il s’agit d’équipements vétustes, de cadre institutionnel et réglementaire contraignant, des ressources humaines et matérielles insuffisantes et le faible développement des énergies nouvelles et renouvelables. Les NTICs ont très peu d’incidence sur les composantes de l’IDH. L’écart entre les revenus des hommes et ceux des femmes varie de 2 3 à 727 et se situe à 175 sur le plan national. Les activités des ménages qui représentent parfois des revenus considérables ne sont pas prises en compte. Le taux de scolarisation tous niveaux confondus est de 16,05% pour l’ensemble du pays. Mais il n’en demeure pas moins que ce taux fluctue selon les régions et est fonction des pesanteurs socioculturelles. La scolarisation de la jeune fille se trouve à un niveau inférieur à celui des garçons , soit une moyenne des écarts de 6,6%. La dégradation continue du taux d’alphabétisation des femmes demeure préoccupante. L’espérance de vie à la naissance est de 48 ans. La relation relevée entre les NTICs et le développement humain permet d’affirmer que celles-ci peuvent permettre d’améliorer le niveau de certains indicateurs qui demeurent quand même très bas au Niger.
Une utilisation optimale des NTICs et des ENR pour le développement économique et social du Niger requiert la mise en œuvre des recommandations suivantes :

- moderniser et développer le réseau de télécommunications ;

- identifier les technologies les plus appropriées pour accélérer le développement des télécommunications ;

- moderniser les équipements et améliorer la couverture de radiodiffusion de la télévision ;

- développer un partenariat avec les radios et télévisions privées , rurales et de proximité ;

- mettre en place le plus tôt possible l’Autorité de régulation multisectorielle dotée d’une autonomie de fonctionnement ;

- définir un cadre de référence qui fédère les politiques relatives aux télécommunications, à l’informatique, et aux médias de communication ;

- élaborer et mettre en œuvre une politique des énergies nouvelles et renouvelables (ENR) ;

- former les ressources humaines sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Source : PNUD Niger
www.pund.ne