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17 avril 2005 | Imprimer cette page

Niger : Le gouvernement prend des mesures contre la famine

par Daouda Hamadou

Pour favoriser l’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires, le gouvernement a décidé de suspendre de tous droits et taxes à l’importation, certains produits comme le mil et le sorgho (aliments de base), le maïs, la farine de manioc, les aliments pour bétail (graines de coton, son), a indiqué vendredi le ministre nigérien du Commerce, Sala Habi Salissou.

S’exprimant devant le Parlement, Sala Habi Salissou, a souligné que cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures d’accompagnement pour minimiser les effets de la famine qui menace le Niger.

Selon M. Habi Salissou, l’importation de ces produits est également exonérée des perceptions de fonds de garantie et de feuilles d’escorte.

Il a précisé qu’au titre de la facilitation des transactions, le gouvernement nigérien a autorisé l’importation, par des opérateurs nationaux, de plus de 300.000 tonnes de riz pour approvisionner les marchés.

"Il fallait le faire parce que c’est un apport substantiel pour que les populations puissent trouver très rapidement tout ce qui est nécessaire à leur alimentation", a indiqué le ministre.

Selon le ministre nigérien du Commerce, une opération de vente de céréales à prix modérés de 67.000 tonnes de céréales est en cours depuis un mois et va durer jusqu’en août.

Dans le cadre de cette opération menée principalement dans les zones chroniquement déficitaires, le sac de mil ou de maïs de 100 kg coûte 10.000 francs CFA, au lieu de 20.000 sur les marchés.

Le gouvernement a également décidé de revoir à la baisse les valeurs du cheptel destiné à l’exportation, pour favoriser le destockage, le bétail étant confronté à un déficit du pâturage, a ajouté le ministre du Commerce.

A l’issue de la campagne agricole passée, le Niger a enregistré un déficit de 223.000 tonnes de céréales à cause de la sécheresse et de l’invasion acridienne.

Suite à cette situation, environ 3,5 millions de personnes sur les 11 millions d’habitants sont confrontées à des difficultés alimentaires, rappelle-t-on.