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23 mars 2005 | Imprimer cette page

Pots-de-vin dans le bâtiment : un rapport accablant

par N. Wihlm

Dans son Rapport mondial 2005, l’ONG Transparency International met l’accent sur la corruption dans le secteur de la construction et la reconstruction d’après guerre. Cette corruption ruine les Etats, coûte cher en vies humaines, affecte l’environnement et sape le développement économique.

Selon Transparency International, la corruption est amplifiée par la taille et la diversité du secteur de la construction, estimé à 3.200 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale. Les bailleurs de fonds internationaux et les pays bénéficiaires doivent faire plus d’efforts pour garantir la transparence des marchés
publics en introduisant des procédures efficaces de lutte contre la corruption à tous les stades des projets.

40 rapports pays rédigés par les sections nationales et d’autres experts fournissent une évaluation détaillée de la situation de la corruption dans le monde. La reconstruction de l’Irak inquiète l’ONG, de même que les sommes colossales promises pour l’après-tsunami - des premières accusations sur les détournements de l’aide en Indonésie, pays où la corruption reste endémique, ont déjà ébranlé les donateurs.

Transparency International appelle les autorités chargées des marchés publics à garantir que les contrats sont soumis à une procédure d’appel d’offres ouverte et concurrentielle. Des sanctions sévères sont nécessaires contre les entreprises qui versent des pots-de-vin, notamment en leur retirant le contrat et en les inscrivant sur liste noire pour les exclure des futurs appels d’offres.

Quelques ouvrages dénoncés dans le Rapport mondial sur la corruption 2005 :

- Le Lesotho Highlands Water Project pour lequel 2 millions de dollars de pots-de-vin auraient été payés par Acres International et 11 sociétés internationales impliquées dans la construction de barrages ;
- La centrale nucléaire de Bataan aux Philippines, située sur une ligne de faille sismique active ;
- Le barrage de Bujagali en Ouganda, actuellement sous le coup d’une enquête pour corruption menée par la Banque Mondiale et quatre pays différents.

Le texte intégral est téléchargeable au format .PDF :
www.transparency.org