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Les migrations en Afrique de l’ouest : leurs avantages et leurs inconvénients. CORRIGE DU SUJET N°8  

Introduction: Les migrations sont des mouvements des populations. Les migrants peuvent s’installer définitivement ou temporairement à l’intérieur ou à l’extérieur de leur pays. L’Afrique de l’Ouest connaît d’importants courants migratoires. Quels sont ces courants ?  

Historiquement l’Afrique de l’Ouest a toujours été intéressée par les mouvements de populations. Avec la colonisation le mouvement s’est accéléré. Aux indépendances, les flux  
migratoires ont respecté le mouvement hérité de la période coloniale. L’Afrique de l’Ouest comprend deux zones climatiques distinctes. Une zone soudanosahélienne plus continentale avec des aléas climatiques difficiles. Les années de sécheresse sont fréquentes. Le déficit alimentaire ou autres motifs poussent les populations du Burkina, du Mali, du Niger  vers les zones plus humides. Une zone humide et côtière offre plus de possibilités aux arrivants. Les pays de cette zone humide comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Nigeria, le Bénin possèdent des possibilités économiques immenses avec l’ouverture sur la mer, les ressources variées et l’emploi garanti. C’est la zone des plantations de café, de cacao, d’hévéa, de bois….. A l’intérieur des pays sahéliens un courant interne existe. C’est le cas du Burkina Faso qui voit les populations du plateau Mossi inculte à la culture affluer vers le sud ou l’ouest du pays plus humide.  
Quels sont les avantages et les inconvénients pour ces deux zones ?  
Pour la zone de départ les avantages sont : l’envoie de devises donnant de l’emploi, l’apprentissage d’un métier, de nouvelles techniques. Les inconvénients sont : la baisse de la production locale et surtout nationale, le départ des bras valides.  
Dans la zone d’arrivée les avantages sont : la croissance économique s’accélère, la main d’œuvre est disponible, la production est assurée. Les inconvénients sont : l’inquiétude des arrivants face à la jalousie, la méfiance, la xénophobie des autochtones…  

Conclusion: Les migrations ont toujours existé. Sans y mettre fin, on peut tenter de les freiner en créant des structures permettant de fixer les jeunes sur leur terroir comme par exemple l’aménagement des vallées ou la construction des barrages de retenues d’eau pour Les cultures de contre-saison. Ainsi l’intégration africaine à travers la CEDAO ou l‘UEMOA ne doit pas être un vain mot.  
 

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