| CORRIGE DU SUJET N°5
Introduction: Les deux textes sont des extraits d’interview
parus dans Jeune Afrique nº1704 du 2 au 8 sept. 1993 et le nº1707
du 23 au 29 sept. 1993. Dans son interview, René MONORY estime que
le développement de l’Afrique passe par la formation des hommes
et non pas par l’aide. Pour Charles Konan BANNY, Le développement
de l’Afrique passe par l’intégration des Etats.
1- Le développement de l’Afrique est le terme commun
aux deux textes
2- L’intégration est un processus qui consiste
à rassembler, coordonner les activités économiques,
commerciales, politiques, culturelles et sociales de plusieurs Etats pour
une meilleure harmonisation.
Deux exemples d’intégration économique
L’UEMOA (union économique et monétaire
Ouest Africaine) et la CEDEAO ( communauté Economique Des Etats
de l’Afrique de l’ouest).
a- L’UEMOA comprend le Sénégal, le Mali,
le Burkina Faso. Le Niger qui sont les pays de la zone soudanosahélienne
; le Togo, la Côte D’Ivoire, le Bénin qui sont des pays de
la zone humide et côtière. La CEDAO comprend les pays de l’UEMOA,
la Gambie, le Cap Vert, le Nigeria, le Ghana, la Guinée Bissau,
la Guinée Conakry, la Serra Léone, le Libéria, la
Mauritanie.
b- Les objectifs et les problèmes
Les objectifs sont : les deux organismes visent l’intégration
économique, monétaire, la libre circulation des biens, des
capitaux et des personnes, la création d’un espace douanier unique,
l’harmonisation des politiques agricoles et industrielles etc…
Les problèmes sont : les deux organismes souffrent
du retard dans le paiement des cotisations, la faiblesse des échanges
entre les pays membres, la diversité linguistique et les conflits
internes.
3- L’aide peut être perçue comme la participation
ou l’offre gratuite ou non des pays industrialisés ou des organismes
au développement des pays pauvres. Il existe l’aide bilatérale
et l’aide multilatérale. L’aide ne peut pas assurer le développement
économique des Etats africains car elle les maintient en situation
de dépendance vis-à-vis des pays riches. L’aide doit les
aider à se passer de l’aide. Pour cela elle doit être réaliste.
Conclusion: Le développement de l’Afrique passe
nécessairement par la formation et par l’intégration économique.
Les pays africains doivent briser leur état de dépendance.
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CORRIGE DU SUJET N°6
Introduction: La colonisation a introduit les cultures
commerciales en Afrique. On assiste au recul de l’agriculture traditionnelle.
Durant ce passage quelles ont été les conséquences
?
L’introduction des cultures commerciales comme le café,
le cacao, le coton…. entraîne le recul des cultures vivrières.
La diffusion de ces cultures commerciales nécessitent une spécialisation
des régions d’où l’utilisation de nouvelles méthodes
et de nouvelles techniques. L’équilibre alimentaire est rompu et
le colonisateur exige une autre culture importée comme le riz qui
n’est pas l’aliment de base. Avec ces cultures nouvelles, le paysan entre
dans le circuit commercial et monétaire.
Sur le plan social, la famille africaine s’éclate,
les liens se brisent face à l’argent. Le travail devient individuel.
Les jeunes ne respectent plus l’autorité des parents et la femme
s’émancipe. On assiste à la naissance d’une bourgeoisie paysanne.
Sur le plan économique, le pouvoir d’achat faible
du paysan ne lui permet pas de payer des machines et des engrais pour agrandir
l’espace agricole. Le producteur est victime de la détérioration
des termes de l’échange.
Conclusion: l’agriculture commerciale ou moderne a entraîné
le recul des cultures vivrières. Le déséquilibre alimentaire
a gagné le monde paysan. Les producteurs africains doivent créer
des associations pour gérer leur activité. Par ailleurs les
gouvernements doivent les subventionner en cas de crise ou de baisse des
cours sur les marchés internationaux.
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