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COMMENTAIRE DE GEOGRAPHIE 

« On doit donc être généreux, tout en sachant qu’on ne règlera rien par les transferts, l’assistance ou l’aumône. Mais par la formation des hommes, le sauvetage de l’économie et le respect d’un prix minimum pour les productions. Je le répète : si vous donnez un milliard de francs et que dans le même temps, le cacao, qui permettait d’empocher dix milliards, n ‘en rapporte que cinq, le don ne sert à rien… Ce qui manque à l’Afrique c’est la formation. Il y a des populations illettrées, des élites et pas de cadres moyens. Or on ne développe pas une économie sans cadres moyens » 
Propos de René MONORY  recueillis par Jeune Afrique Nº1704 du 2 au 8 sept. 1993 

«… L’objectif est d’assurer les libertés de circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux. L’intégration vise à créer un espace économique unique, un marché de 55 millions de personnes qui aura une production intérieure brute équivalente à celle du Nigeria… Le but est d’élargir l’espace économique. Les marchés nationaux, trop étroits ne sont pas suffisants pour un développement autonome. L’intégration est une condition sine qua none du développement à long terme. Mais elle ne ranimera pas dans l’immédiat les économies africaines…» 
Propos de Charles Konan BANNY recueillis par Jeune Afrique Nº1707 du 23 au 29 sept. 1993 

QUESTIONS 
1 - Quel est le terme commun aux deux textes ? 
2 - Dans le deuxième texte l’auteur évoque l’intégration. Définissez ce terme puis donnez deux exemples d’intégration économique en Afrique de l’ouest. 
a- Le premier exemple comprendra les pays de l’Afrique occidentale soudanosahélienne et les pays de l’Afrique occidentale humide et côtière. Le second exemple comprendra le pays des deux zones 
b- Précisez les objectifs et quelques problèmes de ces deux exemples d’intégration. 
3 - Le premier texte oppose don à la formation. Qu’est ce que l’aide ? Quelles sont ses formes ? L’aide peut-elle assurer le développement de l’Afrique ? 
 
 

CORRIGE DU SUJET N°5  

Introduction: Les deux textes sont des extraits d’interview parus dans Jeune Afrique nº1704 du 2 au 8 sept. 1993 et le nº1707 du 23 au 29 sept. 1993. Dans son interview, René MONORY estime que le développement de l’Afrique passe par la formation des hommes et non pas par l’aide. Pour Charles Konan BANNY, Le développement de l’Afrique passe par l’intégration des Etats.  

1- Le développement de l’Afrique est le terme commun aux deux textes  
2- L’intégration est un processus qui consiste à rassembler, coordonner les activités économiques, commerciales, politiques, culturelles et sociales de plusieurs Etats pour une meilleure harmonisation.  
Deux exemples d’intégration économique  
L’UEMOA (union économique et monétaire Ouest Africaine) et la CEDEAO ( communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’ouest).  
a- L’UEMOA comprend le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso. Le Niger qui sont les pays de la zone soudanosahélienne ; le Togo, la Côte D’Ivoire, le Bénin qui sont des pays de la zone humide et côtière. La CEDAO comprend les pays de l’UEMOA, la Gambie, le Cap Vert, le Nigeria, le Ghana, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, la Serra Léone, le Libéria, la Mauritanie.  
b- Les objectifs et les problèmes  
Les objectifs sont : les deux organismes visent l’intégration économique, monétaire, la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes, la création d’un espace douanier unique, l’harmonisation des politiques agricoles et industrielles etc…  
Les problèmes sont : les deux organismes souffrent du retard dans le paiement des cotisations, la faiblesse des échanges entre les pays membres, la diversité linguistique et les conflits internes.  
3- L’aide peut être perçue comme la participation ou l’offre gratuite ou non des pays industrialisés ou des organismes au développement des pays pauvres. Il existe l’aide bilatérale et l’aide multilatérale. L’aide ne peut pas assurer le développement économique des Etats africains car elle les maintient en situation de dépendance vis-à-vis des pays riches. L’aide doit les aider à se passer de l’aide. Pour cela elle doit être réaliste.  

Conclusion: Le développement de l’Afrique passe nécessairement par la formation et par l’intégration économique. Les pays africains doivent briser leur état de dépendance.  

 

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