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Samory TOURE : l’homme, son œuvre, ses faiblesses dans la résistance au Ouassoulou CORRIGE DU SUJET N°4  

Introduction: A la fin du XIXe siècle, les Européens décident de coloniser l’Afrique pour écouler leur surproduction. Ils se heurteront à la résistance des chefs locaux parmi lesquels l ‘Almamy Samori TOURE. Au Soudan nigérien, Samori fut l’organisateur de la résistance au Ouassoulou. Qui est-il ? Qu’est ce qu’il a fait et quelles ont été ses faiblesses ?  

Samori naquit vers 1830 à Manyambaladougou. Il est le fils de Laafiya Touré et de Massorona Kamara. Après l’école coranique, comme son père, il devient colporteur puis guerrier.  
La résistance du Ouassoulou contre les troupes françaises fut la plus acharnée et la plus longue de toutes. Samori fut un chef de guerre émérite. Le premier accrochage entre lui et les Français eut lieu en 1882 aux environs de Kita où les sofas détruisent le village de kenieran malgré une mise en garde Borgnis-Desbordes bafoué dans son honneur. La rivalité entre les deux belligérants s’explique par le contrôle des zones stratégiques et commerciales. Et pourtant, sur le plan diplomatique des traités avaient été signés par les deux parties. Ces traités sont : le traité de Keniebakoura en mars 1886(qui fait du Tinkisso la limite entre Samori et les Français), le traité de Bissandougou en mars 1887(Samori demande le protectorat français et envoie son fils Doualen Karamoko comme ambassadeur), le traité de Niako en 1889 (Samori renonce à la rive gauche du Niger qui devient la frontière entre lui et le Français ). Après Gallieni, Archinard, fier de sa victoire sur Ségou, engage la guerre totale contre l’Almamy. Grâce à la tactique de la terre brûlée, à la guérilla, plusieurs colonnes françaises tombèrent. C’est alors que la France engage une guerre totale sans répit. Samori,  surpris le 29 septembre 1898 dans son camp retranché de Guélémou, est arrêté par la colonne Gouraud Jacquin. Il meurt le 2 juin 1900 de pneumonie, en exilé sur l’île de l’Ogooué au Gabon.  
Si la grande figure africaine a bravé la puissance colonisatrice, cependant certaines faiblesses expliquent l’échec de sa résistance. Ses faiblesses ont été entre autres son échec devant Sikasso, la rupture du ravitaillement en armes et en munitions, la révolte interne.  

Conclusion: certes durant les 18 ans de guerre, les Français ont reconnu en Samori un adversaire de taille. Il doit rester une référence pour les jeunes générations.  

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