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COMMENTAIRE DE GEOGRAPHIE 

En Côte d’Ivoire une camionnette 1000 kg Renault valait en 1961, 8 tonnes de café ou 9 tonnes de cacao. En 1973, son prix équivalait à celui de 12 tonnes de café ou 15 tonnes d cacao. 
Au Mali, une 2 CV Citroën équivalait en 1961 à 27 tonnes d’arachide ou 11 tonnes de coton. En 1973, elle valait le prix de 43 tonnes d’arachide ou 26 tonnes de coton 
Géographie Générale, Humaine et Economique Hâtier, Paris 1978. 

QUESTIONS 
1 - Que constatez-vous ? Comment appelle-t-on ce phénomène ? 
3 - Donnez ses causes et ses conséquences sur l’économie des Etats africains 
4 - Quelles solutions préconisez-vous pour remédier à ce mal ? 
 
 

CORRIGE DU SUJET N°19  

Introduction: Ce texte est extrait de Géographie Générale, Humaine et Economique, des éditions  Hâtier, Paris 1978. Il est question de la détérioration des termes de l’échange.  

1- On constate une augmentation rapide des produits manufacturés de valeur car il faut presque le double pour pouvoir acheter les mêmes produits industriels de 1961 à 1973. Ce phénomène s’appelle la détérioration des termes de l’échange  
2- La cause essentielle de ce phénomène est l’inégalité dans les transactions commerciales sur le marché international entre les vendeurs et les acheteurs. Ces derniers fixent les prix des produits des pays pauvres. Les conséquences de ce phénomène sont : Appauvrissement des pays africains avec la baisse des recettes d’exportation, appauvrissement aggravé par la dévaluation, les Africains restent des exportateurs de matières premières,  alourdissement des dettes extérieures, faiblesse du pouvoir d’achat des populations, dépendance croissante vis-à-vis de l’extérieur : l’aide.  
3- Les solutions à préconiser sont : création de la  CEA (Communauté Economique de l’Afrique) pour renforcer les échanges entre les Etats, former des groupes de pression comme l’OPEP, limiter la consommation des produits étrangers, rémunérer convenablement les producteurs et stabiliser le prix des produits.  

Conclusion: Aujourd’hui, il est urgent que les décideurs africains agissent dans le cadre des organismes interafricains comme le NEPAD.  

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