| Pour atteindre les objectifs du développement économique
et social, les autorités du Burkina Faso ont compris que la maîtrise
de l’eau est une nécessité. Quelle est la place de cette
denrée dans la vie quotidienne des populations ? |
Introduction: Le Burkina Faso est un pays soudanosahélien. Son
économie, agropastorale, demeure liée aux aléas climatiques.
Face au rôle déterminant de l’eau, les autorités sont
amenées à maîtriser cette denrée. Quelle est
la place de cette denrée dans le soutien à la production
et l’amélioration des conditions de vie des populations ?
Cette politique passe par l’énergie hydroélectrique, l’hydraulique
villageoise et l’hydraulique agricole
Après la dévaluation de 1994, le coût des industries,
des services et des transports a augmenté. La coupe abusive du bois
de chauffe compromet considérablement l’équilibre
écologique déjà fragile. Faute de pétrole
et de charbon, les autorités s’engagent dans une vaste politique
de maîtrise de l’eau. C’est le secteur stratégique qui mobilise
beaucoup de capitaux..
L’énergie hydroélectrique vise étendre l’électrification,
à connecter le réseau et à augmenter la production
d’électricité par la construction des barrages hydroélectriques.
L’électrification concerne 18 villes. L’interconnexion est déjà
une réalité à partir de la Côte d’Ivoire et
du Ghana. Les centrales hydroélectriques de Kompienga et de Bagré
sont achevées. Celles de Tourny et de Niofila à l’Ouest ont
leur financement acquis. Le projet de Nouvelleté et de Ziga
est en cours d’exécution.
On est conscient que cette denrée est peu abondante, mal
repartie dans le temps et dans l’espace. Pour répondre aux besoins
en eau potable des populations, un vaste programme de construction
et d’extension de châteaux d’eau a été réalisé
et a couvert 15 villes. La consommation de ces villes est estimée
à 45 litres/jour/personne Ouagadougou, Bobo a 50 litres /jour /personne
et les autres villes ont 35 litres/jour /personne. La ville de Ouagadougou
n’arrive pas cependant à satisfaire tous ses besoins en eau d’où
le grand projet de Ziga.
Dans le domaine de l’hydraulique villageoise les besoins sont estimés
à 20 litres/jour/personne. Le pays possède plus de 35.000
forages dont la majorité trouve au centre et au Nord. Les populations
sont elles-mêmes associées à leur entretien et à
leur réparation.
L’hydraulique agricole vise à appuyer la politique de sécurité
alimentaire et de développer l’agriculture et l’élevage dans
la mesure où l’agriculture pluviale est limitée. Il est nécessaire
d’irriguer et de faire des aménagements hydro-agricoles pouvant
augmenter la production. Actuellement près de 2121 retenues d’eau
permettent d’irriguer 14.000 ha visant à maintenir les populations
sur place.
Conclusion: La politique de l’eau au Burkina est une politique judicieuse
qui interpelle tout le monde. Sa réussite permettre de réduire
les effets du déficit alimentaire et d’atteindre l’autosuffisance
alimentaire.
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