| Les fleuves africains : caractères et importance économique
Pour le continent. |
CORRIGE DU SUJET N°10
Introduction: L’hydrographie de l’Afrique est déterminée
par les climats. Les cours d’eau sont nombreux et se distinguent par leur
taille, leur force. Quels sont leurs caractères et quel rôle
jouent-ils dans l’économie des pays traversés ?
Un regard sur la carte hydrographique montre que l’essentiel
du réseau est regroupé dans les zones de biostasie très
étroites. Les fleuves y ont caractère exoréique (
écoulement externe pour atteindre la mer). Dans les zones de rhexistasie
très grandes, le réseau est moins dense et les fleuves ont
soit un caractère endoréique ( écoulement interne),
soit un caractère aréique (évaporation et perméabilité
intenses dans le désert). Les cours d’eau sont également
influencés par le relief. Dans les régions montagneuses,
ils descendent par cascades ou par chutes tandis que dans les régions
encombrées de pierres, ils sont coupés de rapides. Enfin
dans les plaines à pente faible ou nulle, les fleuves décrivent
des méandres. Par ailleurs les sols traversés donnent leur
couleur caractéristique à l’eau (Volta blanche dans une zone
calcaire).
D’une zone climatique à une autre le caractère
de l’écoulement peut varier. C’est le régime. Pendant la
crue ou la décrue le cours d’eau peut évacuer une certaine
quantité ou volume d’eau en un temps dans une section de son lit.
C’est le débit. Dans les régions équatoriales les
fleuves ont un régime régulier (le Zaïre). Dans les
régions tropicales et méditerranéennes le régime
est irrégulier et contrasté (le Niger).
Quels rôles économiques peuvent jouer le
Zaïre, le Nil, le Niger, le Sénégal, le Zambèze,
les Volta ? Ils sont importants à plus d’un titre. L’aménagement
de leur cours permet de fournir l’hydroélectricité, d’irriguer
les terres sèches, favoriser la navigation en désenclavant
des zones par le commerce, la pêche. Avec les barrages de retenues,
les populations des régions déficitaires en eau peuvent pratiquer
l’agriculture de contre saison et réduire ainsi le déséquilibre
alimentaire( Barrage de Markala sur le Niger et de Kompienga, de Bagré
sur la Volta ).
Conclusion: La maîtrise de l’eau des fleuves est
une nécessité dans beaucoup de pays africains, notamment
les pays soudanosahéliens où l’eau est souvent une
denrée rare pour les populations. Dans les pays où les sources
d’énergie font défaut, l’eau demeure un élément
vital pour le développement économique et social.
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