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La Faim et la Pauvreté à Bobo-Dioulasso
 
 
 
 
   Le Burkina Faso se situe au coeur de l'Afrique de l'Ouest. Il est parmis les pays les plus pauvres du monde. Il couvre une superficie égale à 274.300 km2 et sa population est estimée à 12.000.000hts au dernier recensement. La région des Hauts Bassins est une des régions du Burkina Faso. Cette région est située à l'Ouest du pays et couvre 25.479 km2 soit 9,4% du territoire national et comptait 1.168.507 hts au recensement de 2000 et pourrait atteindre 1.365.835 hts en 2005. Lrégion des Hauts Bassins comprend les provinces du Houet, du Kénédougou et du Tuy. Notre étude sera axée sur la province du Houet dont le chef lieu est Bobo-Dioulasso. La ville de Bobo-Dioulasso, 2ème grande agglomération du Burkina Faso compte à elle sule 30% de la population de la région soit 309.771 hts. C'est une ville qui renferme beaucoup de ressources économiques, malgré cela sa population connaît la faim et la pauvreté. 

Qu'est ce que la faim? 

La faim est la situation d'un individu ou d'un groupe d'individus ne disposant pas de moyens financiers pour satisfaire ses besoins alimenftaires. 
La pauvreté est la situation d'un individu ou d'un groupe d'individus qui ne dispose pas de ressources (voire la capacité ) suffisante dans une société pour satisfaire ses besoins en biens (alimentaire, habillement, logement ) en service ( éducation, loisirs ) disponibles dans une société. Du point de vu des populations, la pauvreté est également considérée comme le manque d'empoi ou d'activités génératrices de revenus pour satisfaire les besoins essentiels. 

La faim et la pauvreté sot étroitement liées car dans les pays pauvres, on constate que plusieurs personnes souffrent de la faim. Etant donné qu'elles sont étroitement liées, elles auront donc les mêmes causes et les mêmes conséquences. 

Les causes de la faim et de la pauvreté 
Bien que Bobo soit la 2ème agglomération et la capitale économique de notre pays, renfermant aussi bien les activités du secteur primaire (agriculture, elevage, casse, pêche ), secondaire (industrie, bâtiment, travaux publics et énergie) que du tertiaire (distribution d'eau, d'élecricité et de commerce ). La faim et la pauvreté sont des situations qui ne demeurent pas invisibles à nos jours. 
De ce fait lesproblèmes qui engendrent ces situations sont: 

  • absence de sociétés industrielles
  • manque de moyens financiers
  • les matériaux et les techniques agricoles sont traditionnelles
  • la concurrence des produits étrangers
  • le manque et la pauvreté des sols
  • un forte croîssance démographique
  • les ouvriers trés mal payés
  • prédominence de la culture du coton contre les cultures vivrières
  • faible taux de scolarisation.
Les conséquences :  

la faim et la pauvreté ont de multiples conséquences dans la cité: 

  • la délinquence
  • le banditisme
  • le vol
  • la prostitution
  • l'émigration
  • la malnutrition
  • la misère
  • la mésentente ou la déchirure dans les famille
 La personnes les plus touchées 

Dans la ville de Bobo, plusieurs personnes souffrent de la faim et de la pauvreté, mais il y en a qui sont plus touchées. Ce sont: les femmes, les enfants de la rue qui sont généralement des orphélins abandonnés à leur propre sort et s'adonnent à la délinquence, les ouvriers mal payés, les personnes marginalisées, les vielles personnes qui sont le plus souvent abandonnées par leurs proches, les veuves et les veufs, les rapatriés de la Côte d'Ivoire 

L'action menée par le gouvernement face à ces fléaux 

Le gouvernement burkinabé a élaboré plusieurs stratégies de lutte cotre la faim et la pauvreté. Nous avons plusieurs ministères qui oeuvrent à l'éradication de ces fléaux. Ce sont : le ministère de l'agriculture, le ministère de l'économie et des finances, le ministère de l'action sociale et de la solidarité nationale. 
Le Ministère de l'Agriculture 
Pour combattre la faim le Ministère chargé de l'Agriculture a pris des initiatives : 
il a pour mission fondamentale d'assurer de manière continue la production agricole pour satisfaire les besoins des populatiions. Il a pour but: 

  • contribuer à atteindre l'auto suffisance alimentaire et la sécurité alimentaire
  • intensifier et accroître la production agricole
  • optimiser la productivité et les revenus agricoles
  • améliorer la gestion de la fertilité des sols
  • contribuer à freiner la dégradation des ressources naturelles
Ses objectifs: 
Le Ministère de l'Agriculture s'est fixé les objectifs suivants: 
  • accroître la production agricole en riz, sorgho, mil, maïs de 5 à 10% par an
  • relever le niveau des revenus des exploitants agricoles de 3% par an
  • créer des conditions favorables et à l'accessibilité des populations à une alimentation suffisante et équilibrée
Il s'est fixé comme programme:
  • la petite irrigation villageoise dans l'objectif d'une productioncéréalières en saison sèche 
  • opération 50.000 fosses fumières pour une refertilisation des sols appauvris par des années d'exploitation 
  • Programme National de Gestion des Terroirs (PNGT)qui vise à réduire la pauvreté rurale et de promouvoir le développement durable 
  • la promotion des filières agricoles pour la commercialisation des productions agricoles dans l'ogjectifs de promouvoir la collecte, la commercialisation, l'organisation et laprofessionnalisation des producteurs 
 Le Ministère de l'Economie et des Finances 
Son principal défi demeure la pauvreté, faire de la croîssance économique un lévier de lutte contre la pauvreté. 
Le Ministère de l'Action Sociale  et de la Solidarité Nationale contribue aussi à cette lutte en aidant les personnes les plus touchées à  travers les dons offerts par les partenaires 

Conclusion 
Malgré les ressources économiques importantes de la ville de Bobo-Dioulasso, la faim et la pauvreté sont des situations auxquelles nous ne pouvons vraiment faire face. de ce fait l'appel est lancé aux bailleurs de fonds, aux ONG, aux autorité politiques communales, religieuses et coutumières pour conjuguer les efforts pour éradiquer ces fléaux. Si ces deux maux ne sont pas pris au sérieux, ils nuiront à  notre économie, la destabilisera et la fera régresser et cela accélère la situation de surendettement et de sous développement. 
Quelques solutions sont proposées: 

  • la modernisation de l'agriculture et des techniques agricoles
  • la création de petites unités de production pour la transformation des produits locaux
  • la réduction de l'exportation des vivres
  • la reduction du taux d'accroîssement démographique
  • la salidarité dans les quartiers
  • la création des centres de formation
Il faut faire revivre certaines valeurs permettant de lutter contre la faim: autrefois en milieu bambara les familles voisines immédiates s'envyaient des plats. Lorsque le plat d'une famille manque, on déduit cette famille n'a pas préparé. Avec les plats des autres, les membres de la familleindigente ne dormiront pas le ventre creux. Cet élan de solidarité permettait de sécuriser les populations en cas de difficultés alimantaires. 
 
 
 
 
 
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